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29 mars 2015 7 29 /03 /mars /2015 17:33

Le but de ces quelques articles consacrés à une partie infime de ma généalogie a pour but de vous montrer ce que l'on peut apprendre sur les origines de nos ancêtres, ce que l'on peut supposer également. J'ai choisi quelques ancêtres qui ont une histoire plus intéressante que les autres pour diverses raisons...

Le premier de ces gros plans concerne Charles François TROTTET, un Suisse originaire du Canton de Vaud, de Vevey exactement et qui, comme Compagnon plâtrier d'art, quitta sa Suisse natale pour faire un Tour de France (pas le Tour de France cycliste !). Au cours de ce tour de France, il rencontra celle qui deviendra son épouse et se fixera en Bretagne, à Pléhédel tout d'abord puis à St Brieuc. Je vais vous présenter quelques photos (j'ai beaucoup de chance!) et quelques documents auquels on ne pense pas toujours !.

GENEALOGIE...GROS PLAN SUR LES TROTTET - HOUDU

Cette photo date des années 1870. Atelier de Charles François Trottet à St Brieuc. Cet atelier était situé dans le bas de l'avenue Thiers, près des Promenades et au-dessus de la vallée de Gouédic. Sur cette photo, Charles François pose dans son atelier avec ses ouvriers, c'est le 5ème personnage en partant de la gauche. 3 de ses fils sont sans doute présents sur cette photo car ils ont exercé le même métier, c'est le cas de Pierre Raphael Aimé, mon arrière grand-père. A note également, la présence à la fenêtre de droite de Catherine Marie Modeste Le Meur avec sans doute les deux petits derniers...

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Arbre (fragments) des Trottet remontant jusqu'à 1500.

GENEALOGIE...GROS PLAN SUR LES TROTTET - HOUDU
GENEALOGIE...GROS PLAN SUR LES TROTTET - HOUDU
GENEALOGIE...GROS PLAN SUR LES TROTTET - HOUDU

Charles François Trottet est né le 10 septembre 1820 à Vevey, il a épousé Catherine Marie Modeste Le Meur le 23 Août 1848 à Pléhédel et il est décédé le 18 octobre 1878 à St Brieuc.

LA MORT DE CHARLES FRANÇOIS TROTTET :

Surpris par un saignement de nez et pour ne pas gâcher le plâtre qu'il travaillait, Charles François Trottet, afin de stopper l'hémorragie, s'est confectionné un bouchon de plâtre dans le but d'obstruer sa narrine... Mal lui en a pris, il se serait ainsi empoisonné !. C'est ce que nous avons toujours entendu dans la famille...

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Charles François Trottet étant protestant, il a été baptisé à pléhédel le 24 juillet 1848 (baptême d'adulte), peu de temps avant son mariage...

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Sorte de passeport établi par le Canton du Léman afin de permettre l'entrée et la circulation et l'accueil du Compagnon en France. Ce passeport concerne François Louis Toussaint Trottet (le père de Charles François) qui quitta le Pays de Vaud pour son tour, à l'âge de 17 ans !.

Gros plan sur une partie de la généalogie de Catherine Marie Modeste Le Meur née le 21 juin 1830 à Yvias et décédée le 13 février 1917 à St-Brieuc. Catherine (mon arrière arrière grand mère) est orpheline de sa mère à sa naissance puisque sa mére Catherine Harcoet meurt en couches le même jour. Catherine sera élevée par un oncle curé.

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Une photo intèressante !... de gauche à droite : Paul Trottet, le plus jeune fils de charles François Trottet et de Catherine Marie Modeste Le Meur, Jean Trottet, fils de Pierre Raphael Aimé et de Félicité Marie Laurence Houdu et frère de Félicité Trottet, ma grand mère (à droite) et entre les deux, Catherine Marie Modeste Le Meur avec la coiffe , le bonnet de St Brieuc.

Voici la longue liste des enfants du couple Charles François Trottet et Catherine Marie Modeste Le Meur :

- Charles françois Joseph né le 16/07/1849 et décédé le 01/09/1911. Marié le 15/02/1882 à Jeanne Marie Le Prisé.

- Marie Catherine Désirée, née le 13/01/1856 et décédée le (à vérifier) et mariée le 29/01/1883 à Ange Boulvard.

- Pierre Raphael Aimé né le 07/12/1857 (voir arbre)

- Prosper François né le 30/10/1859, marié le 08/09/1888 à Marie Henriette Digat.

- Félix Jules né le 28/09/1861 et décédé le 30/03/1865.

- Jules Toussaint né le 07/09/1863 décédé jeune ou à la naissance.

- Félix Joseph né le 20/10/1865 et décédé le 25/12/1963 (à Quintin) et marié le 08/01/1902 à Toulon à Marie Emilie Boissin, une Arlésienne. ce couple n'a pas eu d'enfants.

- Jean Baptiste Joseph né le 13/04/1867 et décédé le 24/12/1872

- Emilie Joséphine née le 13/04/1867 et décédée le même jour.

- Félicité Elisa née le 24/08/1868 et décédée jeune.

- Joseph Marie né le 25/11/1869 et marié le 29/09/1904 à Paris 12ème à Marie Faujours. Sans enfants.

- Paul Jean Baptiste Prosper né le 18/06/1875 et décédé le 29/09/1943 et marié le 16/05/1904 à à Marie Louise Robert et le 26/12/1916 à Jeanne Marie Gaultier.

Une vie bien remplie !. Tous les enfants sont nés à St Brieuc.

Nous pouvons constater sur la liste ci-dessus que pendant les 5 années qui suivent la naissance de Charles François, c'est à dire de 1850 à 1856, il n'y a aucune naissance. Ceci n'a rien à voir avec l'anecdote racontée par ailleurs... Catherine dit avoir fait un pèlerinage à Sainte-Anne d'Auray... Les autres enfants sont venus, intervention divine, pour ne pas dire "miracle" ou simple effet placebo !.

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Quelques extraits de l'arbre  généalogique de Catherine Le Meur...

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REGION  D'ORIGINE de la Famille TROTTET : Le Pays de Vaux en Suisse et plus particulièrement le nord et l'est de Vevey, au fond du lac Léman.

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Le village d'Ecoteaux d'oû viennent les TROTTET...

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Beaucoup de villes ou villages sont mentionnés dans la généalogie TROTTET: Vevey, Chardonne, Palézieux, Oron la Ville, Rossinière, Cheselle sur Oron, Bussigny, La Tour de Peilz, Corsier sur Vevey, La Rogivue, Maracon...

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Pour Catherine Le Meur, la région d'origine est le sud de Paimpol en Bretagne, Yvias, Lanleff...

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Un buste de bretonne sortie de l'atelier de mon arrière arrière grand-père Charles François Trottet offerte à sa fille Marie (Mme Boulvard) qui, à son tour, l'a donnée à l'une de ses filles,qui à son tour l'a offerte à Félicité Trottet lors de son mariage avec Auguste Fleuridas. Ce buste, nous en avons hérité et j'espère que nos descendants sauront le conserver !.

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Paul Trottet, entrepreneur de plomberie, chef de bataillon et inspecteur départemental des services d'incendie et de secours des Côtes du Nord (nom du département à l'époque).

Le 16 octobre 1929, Paul Trottet est le nouveau chef de corps des pompiers de St-Brieuc qui défendent un secteur de 15 kms autour de la ville. Il a été remplacé le 4 décembre 1938 par Mr Charles Etesse. Le Commandant Trottet ayant été promu inspecteur départemental des services d'incendie et de secours.

Paul Trottet est mort des suites d'un accident tout bête, à une époque où l'on faisait démarrer les voitures à la manivelle, la voiture a démarré en le coinçant contre un mur...

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Paul Trottet était entrepreneur de plomberie à St-Brieuc, son magasin était situé rue Charbonnerie à l'endroit ou se trouve actuellement la Maison Bonnamy. Paul Trottet pose avec ses ouvriers, on le voit, à droite, entre le chien qui fait le Beau et Jean Trottet, son neveu et frère de Félicité, ma grand-mère...

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Paul Trottet et sa seconde épouse, Anne Céline Jeanne Marie Gaultier.

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Catherine Marie Modeste Le Meur et certains de ses enfants... au 1er rang en partant de la gauche, Pierre Raphael Aimé (mon arrière grand-père), catherine Le Meur, Prosper Trottet. Au second rang, en partant de la gauche, Jodeph Trottet, Marie Trottet (marié à Ange Boulvard) et Paul Trottet, en uniforme, il était chef des pompiers du département des Côtes du Nord.

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La même photo sans Catherine Le Meur...

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Marie Trottet, fille de Charles françois et Catherine Le Meur et soeur de Raphael Aimé mon arrière grand-père.

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Félix et Emilie Boissin son épouse (une arlésienne)...

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Félix Joseph décédé à presque 100 ans !. Encore une anecdote : Il avait vendu sa maison d'Arles, en viager, à un neveu (donc du côté de son épouse). En voilà un qui a payé le prix fort !.

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Acte notarial établissant la qualité dite de "BOURGEOIS" de la ville d'Ecoteaux concernant Abraham Samuel Trottet, grand-père de Charles François...

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Vers 1910/1920, toutes les décorations du Rez de Chaussée de la Maison Leveder Bertrand à Saint-Nicolas du Pelem ont été réalisées par mon arrière grand père Trottet, Pierre Raphael aimé... Une façon, comme pour beaucoup d'artistes de payer sa pension à l'auberge !. Les enfants des ex-propriétaires, déjà âgés lorsque nous avions réalisé le reportage photos (vers 1995), se souvenaient encore des frasques de mon arrière grand-père... Java à Paris avec les propriétaires, ... Emporté par son élan artistique, Pierre Raphael aimé proposa de réaliser dans la grande salle des panneaux retraçant la bataille de Reichshoffen, le projet n'a pas eu de suite car les propriétaires l'ont trouvé un peu trop audacieux !.

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Détail sur la décoration du plafond de la grande salle à manger de l'auberge.

GENEALOGIE...GROS PLAN SUR LES TROTTET - HOUDU
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Détail sur la décoration du plafond de la grande salle à manger de l'auberge.

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Détail sur les diables de la cheminée...

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Détail sur les médaillons de l'entrée...

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Raphael aimé a travaillé à St Nicolas du Pelem avec deux de ses fils, Pierre et Charles...

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Une anecdote Concernant Raphael Aimé, il passait beaucoup de temps tout près de St Nicolas, à Bothoa (Raphael était veuf !) et il en revenait quelquefois un peu fatigué il s'arrêtait faire une sieste dans un champs en route et, s'il oubliait son chapeau, c'est le chien de l'hôtel qui retournait le chercher !.

GENEALOGIE...GROS PLAN SUR LES TROTTET - HOUDU
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Je ne peux donner trop de détails sur les maisons décorées par mon arrière grand-père, voici une réalisation faite dans une maison, route de Rostrenen...

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Détail de la rosace du plafond...

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Autre réalisation dans une maison bourgeoise du centre de st Nicolas du Pelem

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Dans cette même maison, la rosace du plafond...

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Décoration autour de la cheminée...

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Détail de la décoration de la cheminée...

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Ma grand-mère maternelle Félicité Trottet en costume de Plougastel Daoulas, sans doute était-elle en vacances chez sa tante Marie Trottet à Brest. Ma grand-mère a été élevée et choyée par ses grands parents Trottet et Houdu et par son oncle Paul Trottet, le plus jeune des frères de son Père. N'oublions pas que ma grand-mère a perdu sa mère alors qu'elle était âgée de 5 ans, un jour où elle avait le coeur "gros" elle a souhaité rejoindre son père à St Nicolas du Pelem... Elle a donc quitté St Brieuc avec, comme seul bagage, son petit chat enveloppé dans un oreiller !.

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Mariage à Bouguenais (44) de Ferdinand Guérin (Voyageur de commerce pour la Maison Lefèvre Utile de Nantes) avec Marie Boulvard, fille de Marie Trottet.

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Ferdinand Guérin

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Marie Boulvard épouse de Ferdinand Guérin et fille de Marie Trottet...

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Marie Boulvard (Madame Guérin) en costume breton...

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A Porspoder... A droite Fernidand Guérin et son épouse Marie Boulvard... Sur la gauche, debout : Marie Fleuridas, Madeleine Fleuridas, Odette Fleuridas, et assises : Andrée Fleuridas et Yolande Fleuridas. Ne sont pas sur la photo, Germaine Fleuridas et la petite dernière Geneviève.

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De gauche à droite : Paul Trottet dit Paulo, fils de Paul (à droite), Jacqueline Bougeard et sa mère Angélina Boulvard (je n'ai toujours entendu dire que tante Lina) et en avant Marie Paule Trottet soeur de Paulo et fille de Paul.

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Angelina boulvard épouse Bougeard et soeur de Marie.

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Sur la plage, à Porspoder, la Famille Bougeard : Charles , la maman Angélina Boulvard, Auguste, Madeleine et Jacqueline.

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Partie de l'arbre HOUDU... Cette famille concerne Pléneuf Val André.

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A un an près, on peut dater cette photo de 1862, Jean Marie Houdu, naviguateur, né le 21 janvier 1824 à Pléneuf, décédé le 16 mars 1905 à St Brieuc marié le 21 mars 1855 è St Brieuc à Marie Françoise Porcheron née le 16 octobre 1830 à St Brieuc et décédée le 25 février 1904 à St Brieuc. La petite fille assise sur les genoux de Marie Françoise Porcheron est mon arrière grand-mère Félicité Marie Laurence née le 26 décembre 1860 à St Brieuc et décédée le 15 juin 1895 à St Brieuc à l'âge de 35 ans. C'est la seule photo d'elle que nous avons. Ma grand mère Félicité Trottet est donc devenue orpheline de sa mère alors qu'elle était âgée de 5 ans... La petite fille assise sur les genoux de Jean Marie Houdu, son Père, est sans aucun doute, Marie Françoise qui décèdera le 23 décembre 1865 à St Brieuc à l'âge de 7 ans.

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Jean Marie Sébastien Houdu....

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Très vieux cliché pris à La Rochelle de Jean Marie Houdu...

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Morceau d'arbre permettant de situer le Jacques Barbedienne ci-dessous...

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Au 18ème siècle : Dés le milieu du 18ème siècle, la famille Pansart du village du Val-André, tenait un atelier de construction de navires, au havre de Dahouët, où elle construisait des barques pour les maîtres de barques du port et les négociants. Les fils de Pierre Pansart se trouvent associés comme maîtres charpentiers dans les actes de l´Amirauté de Saint-Brieuc, évoquant la construction de navires à Dahouët. Ce fameux Pierre Pansart demeurant au n° 71 rue de Clémenceau, associé à son frère Jacques aurait put construire la « Sainte-Hélène », barque de Dahouët de 40 tonneaux, 33 pieds de quille, vers 1749, pour le compte de Jean Rozé, maître de barque, armée pour le cabotage de province à province (AD 22, B 3741, Amirauté de Saint-Brieuc). La lignée des Pansart se continua avec Toussaint Pansart et quelques autres charpentiers de cette famille, qui construisirent de nombreuses barques à Dahouët : - la « Marie-Joseph » de 40 tonneaux armée au cabotage pour Louis Guillaume Duval - le « Pierre », barque de Dahouët de 20 tonneaux à Toussaint Carla - l´Espérance », barque de Dahouët de 55 tonneaux, construite en 1750 par Pansart, armée au cabotage pour le compte de Jaques Barbedienne, qui en cèda une partie des parts en 1780 pour de nombreux quirataires, dont 1/6éme pour les Pansart - le « Charles-Daunys », qui rentra de Terre-Neuve en mars 1751 le « Saint-Guillaume », barque brick de 45 tonneaux, armé à Dahouët dés 1787, rachetée en 1788 par Mathurin Hourdin, agissant pour François Hourdin, maîre-charpentier, son père, montre encore que les charpentiers de marine pouvaient être aussi armateurs et marin eux-mêmes.

Le fait de découvrir un ancêtre marin vous ouvre une porte, celle des Archives Maritimes à Brest (pour nous bretons), c'est ce que j'ai fait en poussant mes recherches sur mes ancêtres marins et leurs enfants naviguateurs eux aussi. Voici donc ci-dessus un relevé de mes trouvailles avec ci-contre un additif concernant les navires sur lesquels ont navigué mes ancêtres.

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Le Courageux... Vaisseau français capturé par les anglais le 14 août 1761

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Le Courageux capturé le 14 août 1761 par le HMS Bellona.


 

 
  
 

La prise du Courageux

14 août 1761, au large de Vigo, Espagne.

Au 13 août au soir, le HMS Bellona, navire de 74 canons commandé par le capitaine Robert Faulkner, et le HMS Brilliant, frégate de 36 canons commandé par le capitaine James Logie étaient sur la route de Lisbonne vers l'Angleterre, au large de Vigo, quand ils détectèrent la présence de trois gros navires non identifiés.

Les trois navires, français, étaient le Courageux, navire de 74 canons commandé par le capitaine Dugué de L'Ambert, la Malicieuse, frégate de 32 canons commandée par le capitaine Longueville et l'Hermione, frégate de 32 canons commandée par le capitaine Montigney. Constatant la présence des navires britanniques au travers de la légère brume ils en déduisirent qu'ils n’agissaient de navires de ligne et, appréhendant un engagement, entreprirent de fuir.

Le capitaine Faulkner, suspectant qu'il n’agissaient de navires ennemis, partit en chasse et maintint le contact toute la nuit. Au matin suivant, le Bellona et le Brilliant n'étant plus qu'à cinq milles des français. Le plus gros navire lança un signal et diminua sa voilure pour se positionner vers le Bellona. Au même moment, les deux frégates françaises se rapprochèrent et finalement l'engagement commença à six heures.

Le capitaine Logie fit de sorte que les deux frégates ennemies s'en prennent au Brilliant, laissant le champ libre au Bellona pour s'occuper du Courageux. Il s'attacha si bien à la tâche que les frégates subirent de graves avaries et finirent par fuir pour réparer les dommages scellant le destin du Courageux.

A six heures trente le Bellona et le Courageux s'engagent. Après neuf minutes tout deux ont perdu leur mât d'artimon, tandis que les attaches, voiles et gréement du Bellona sont pour la plupart en lambeaux. Le capitaine Faulkner, craignant que l'ennemi profite de l'opportunité pour se désengager, donna immédiatement l'ordre d'aborder mais la position du Courageux, présentant sa coque de travers, rendait impossible cette action. Le Bellona s'était alors retrouvé dans une situation périlleuse, les dégâts à la proue et à la poupe ayant tout rasé, le capitaine Faulkner fit mettre toutes les voiles afin de faire le tour du navire ennemi sur lequel le Bellona ouvrit le feu avec la bordée opposée avec une efficacité et une rapidité effroyable. Le Courageux, fut taillé en pièce tandis que les deux frégates françaises étaient incapables, grâce au talent du capitaine Logie, de venir prêter main forte au Courageux.

Incapable de soutenir le feu anglais, le Courageux se rendit tandis que les deux frégates françaises s'enfuirent. Le Bellona subit la perte de 6 hommes et 25 blessés, les dégâts étant finalement peu conséquents sur le pont. Le Courageux subit de lourds dégâts, la perte de 220 hommes et la moitié de ce nombre en blessés dont le capitaine Dugué de l'Ambert. Le Brilliant perdit six hommes d'équipage dont son maître d'équipage et seize hommes furent blessés.

Le Courageux fut capturé et remis à flot à Lisbonne, devenant le HMS Courageux. Une somme colossale était à bord de ce navire, fruit entre autre de plusieurs rançons.

Forces en présence

Forces anglaises :

  • HMS Bellona, navire de ligne de 3ième rang de classe Bellona, 74 canons, 1760.

  • HMS Brilliant, frégate de classe Venus, 36 canons,1757.


Forces françaises :

  • Le Courageux, navire de ligne de 3ième rang, 1753.

  • La Malicieuse, frégate de 36 canons, 1758.

  • L'Hermione, frégate de 36 canons, 1757.

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Ci-dessus, photos de maquette du HMS Bellona.

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Peinture de Geoff Nunt: Les HMS Bellona et Courageux...

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Le HMS Bellona par le peintre Geoff Hunt.

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Modèle réduit d'une frégate de 24 canons de type voisin de celui de L' Héroine.

L’Héroïne était une frégate construite par Jean-Joseph Ginoux à Brest en 1752, et armée en 1753. Elle fut mise sur cale pendant la vague de construction qui sépare la fin de guerre de Succession d'Autriche (1748) du début de la guerre de Sept Ans (1755). Elle était équipée de vingt-six canons de 8 livres.

 

En 1755, alors que la guerre menaçait entre la France et l'Angleterre, l’Héroïne fut armée à Brest sous les ordres du capitaine Gabriel de Bory. Pour sa première mission, elle fut intégrée dans la petite escadre (6 vaisseaux et 3 frégates) aux ordres du lieutenant général Macnemara qui devait escorter 18 bâtiments portant des renforts pour le Canada (aux ordres, elle, de Dubois de La Motte). Les ordres de Macnemara étant de prendre le moins de risque possible face aux forces anglaises, il se contenta de faire une croisière sur les côtes avant de rentrer (3 mai-20 mai 1755), laissant Dubois de La Motte terminer seul la mission. La frégate échappa ensuite aux lourdes pertes française de la guerre de Sept Ans.

En mai 1765, L’Héroïne était commandée par le comte de Grasse lorsqu'elle fit partie de la petite escadre de treize navires aux ordres de Du Chaffault (un vaisseau, 8 frégates, 2 chébecs, 2 galiotes à bombes) chargée d'aller bombarder les villes marocaines de Salé et Larache qui se livraient à la piraterie. En compagnie de deux autres frégates, elle détruisit un brigantin et deux navires qui avaient été capturés auparavant par les Maures. Lors du bombardement de Salé, un de ses canons, défectueux, explosa et tua ou blessa une quinzaine d’hommes. Le 27 juin, elle fournit des hommes, un canot et une chaloupe lors de la tentative de débarquement à Larache organisée par Du Chaffault. Cette tentative étant un grave échec, elle perdit sa chaloupe, ses occupants étant tués ou capturés.

L’Héroïne est mentionnée pour la dernière fois sur les listes de la marine en 1779, date où il semble qu'elle ait été retirée du service.

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Published by christianlegac
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