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9 septembre 2019 1 09 /09 /septembre /2019 07:35

C'est en premier lieu le nom de Famille qui surprend. Le fief de cette Famille LA VACHE, c'est Créhen, près de Plancoët dans les côtes d'Armor. Nous allons trouver ci-dessous quelques fragments de la vie des aïeux de cette famille qui me concernent...

GENEALOGIE : LA FAMILLE LA VACHE... QUELQUES PAGES D'HISTOIRE
 

Encore une petite escapade dans ma généalogie: Aujourd'hui, je vais vous parler de la généalogie de mon aïeule Jeanne LA VACHE... Quel joli nom n'est-ce pas !, elle a épousé Eon le Sénéchal, nous sommes autour de 1415...
Voici un petit bout de l'Histoire de cette famille LA VACHE qui concerne CREHEN, dans les côtes d'Armor.

poudouvre
30 août 2016
La Châtellenie de La Touche à la Vache en Créhen et ses Seigneurs

C'est dans la Revue de Bretagne et de Vendée que L'Abbé Le Masson publia en 1912, quelques chapitres consacrés à La Châtellenie de La Touche à la Vache en Créhen et ses Seigneurs.

 

Le Château Féodal de la Touche.

 

Non loin de la route de Plancoët à Languenan, à une demi-lieue de l'église de Notre-Dame de Nazareth, se dresse une colline assez élevée et couverte de bois, dominant une profonde vallée. Si l'on gravit le sentier rapide qui conduit au sommet de ce coteau, l'on se trouve en présence d'un spectacle inattendu : au milieu d'un petit étang qui n'assèche jamais, l'on aperçoit sortant de l'eau, les débris d'une grosse tour ou plutôt d'une massive construction carrée, affectant la forme d'un donjon. C'est l'ancien château de la Touche à la Vache, la seule construction de ce genre, nous dit M. Gaultier du Mottay, que l'on trouve dans les Côtes-du-Nord et probablement dans toute la Bretagne, où l'on bâtit rarement de ces tours carrées, que l'on rencontre beaucoup plus souvent dans les fortifications normandes. Selon cet archéologue, ce qui reste des murailles construites en grande partie en pierres taillées et qui atteignent encore de 10 à 12 mètres de hauteur, dans leur partie la mieux conservée, paraît appartenir aux débuts du XIIIe siècle et tient tout à la fois, de l'époque romane et de l'époque ogivale. D'après les mesures prises en 1856, par M. du Mottay, chacune des faces du donjon présente un développement d'environ neuf mètres. Les angles étaient fortifiés par quatre tourelles ou contreforts carrés de trois mètres de côté. Trois de ces angles seulement paraissent à l'extérieur, le quatrième se trouve engagé dans la tour principale. Plusieurs murs de refend partageaient l'édifice et les traces de crépissage à la chaux que l'on aperçoit encore sur les murailles intérieures, semblent indiquer que cette construction a servi de demeure jusqu'à une époque assez rapprochée de nous. L'on pourrait discuter sans doute si le château de la Touche à la Vache a jadis vraiment été une forteresse féodale dans toute l'acception de ce terme. En tout cas, nous avons quelque droit à employer le mot forteresse, car cette habitation fut très certainement autrefois un lieu fortifié. Au XIe et XIIe siècle en effet, le sol de notre pays était couvert de petits castels ou maisons fortes, qui se composaient souvent uniquement d'une tour ou d'un donjon et permettaient à leur possesseur de se mettre à l'abri d'un coup de main ou d'une surprise de l'ennemi ; le château de la Touche fut un de ces édifices. D'ailleurs quand nous parlons du château féodal de la Touche, nous voulons surtout par là le distinguer du manoir tout moderne qui l'avoisine et dont la construction doit remonter au XVIIIe siècle.
C'est à l'ancienne famille des La Vache, propriétaire du fief et châtellenie de la Touche, que l'on doit l'érection du vieux castel qui garde encore leur nom.

GENEALOGIE : LA FAMILLE LA VACHE... QUELQUES PAGES D'HISTOIRE

Le premier membre de cette famille dont nous parlent les vieilles chroniques est Guillaume La Vache qui prit part, en 1248, à la sixième croisade avec le duc Mauclerc de Bretagne (Armorial de Courcy).
En 1296, Pierre La Vache était maître d'artillerie à Melun. Il fut envoyé en Flandre en 1308 pour surveiller l'armement de plusieurs places fortes. Quelques années plus tard, nous le trouvons capitaine du château Gaillard, près de Rouen, où le roi Charles Le Bel faisait détenir prisonnière, la Reine Marguerite de Bourgogne, son épouse , coupable d'adultère, ainsi que Blanche de Bourgogne, pour la même raison. Toutes les deux sont filles de Robert II de Bourgogne et d'Agnès de France. Marguerite de Bourgogne est nôtre ancêtre et elle est la mère de Jeanne de Navarre qui a épousé Philippe III le bon d'Evreux. Cette affaire des adultères est connu sous le nom d'affaire de la tour de Nesle.
Marguerite de Bourgogne meurt à Château Gaillard (de tuberculose ou étranglée ?) .le 3 avril 1315.

LE SCANDALE :

 

La tour de Nesle, où l'adultère aurait eu lieu. Représentation datant du XIXe siècle, par Eugène Viollet-le-Duc.

La plupart des récits du scandale commencent d'abord par décrire la visite que rendent le roi et la reine d'Angleterre au roi de France, entre mai et juillet 1313. Au cours de leur séjour, les princes Louis et Charles offrent à leurs hôtes un spectacle de marionnettes et, à la suite de ce spectacle, Isabelle fait présents à ses frères et à ses belles-sœurs d'aumônières. Au mois de décembre de la même année, Édouard II et Isabelle tiennent un grand banquet à Londres pour célébrer leur retour. Au cours de celui-ci, la reine d'Angleterre remarque que des aumônières similaires à celles qu'elle a offertes à ses belles-sœurs pendent aux ceintures de deux chevaliers normands, les frères Gauthier et Philippe d'Aunay. Isabelle en déduit que les deux hommes entretiennent une relation illicite avec les princesses françaises et le signale secrètement à son père lors d'une nouvelle visite en France qu'elle mène seule au début du mois d'avril 1314.

Philippe IV place alors les deux chevaliers sous surveillance pendant quelque temps et l'enquête royale confirme les dires d'Isabelle. Les princesses Marguerite et Blanche sont accusées d'avoir bu, mangé et entretenu l'adultère avec respectivement Philippe et Gauthier d'Aunay à la tour de Nesle depuis plusieurs années. La tour de Nesle, nommée à l'origine « tour Hamelin », est élevée sur la rive gauche de la Seine et fait face à la tour du Louvre. Toutes deux font partie des quatre grandes tours de l'enceinte que Philippe II Auguste a fait construire à partir de 1214 pour protéger Paris. Ronde et massive, la tour Hamelin, de près de 25 mètres de hauteur, est acquise par Philippe le Bel le 29 novembre 1308 et prend rapidement son nom de sa proximité avec l'hôtel de Nesle. En ce qui concerne Jeanne de Bourgogne, il lui est au départ reproché d'avoir eu connaissance de l'adultère sans le dénoncer, mais plusieurs accusations de mauvaise conduite s'étendent également à elle par la suite.

La plupart des historiens tendent à conclure que les accusations lancées contre Marguerite et Blanche étaient probablement vraies, bien que certains demeurent sceptiques. Plusieurs récits suggèrent que le rôle d'Isabelle dans cette affaire avait davantage des motivations politiques. En effet, elle avait donné naissance en 1312 à un fils, Édouard, et, en théorie, la disgrâce des épouses de ses frères aurait permis au prince d'Angleterre d'accéder ultérieurement au trône de France. D'autres opposent à cette hypothèse improbable qu'au moins un des trois frères d'Isabelle aurait réussi à se remarier et à avoir un héritier mâle, ce qui a été partiellement le cas de Louis et de Charles. Enfin, d'autres rumeurs contemporaines au scandale affirment que l'impopulaire chambellan de Philippe IV, Enguerrand de Marigny, aurait pu avoir un rôle dans la découverte de l'adultère.

Peu après la conduite de l'enquête royale, Philippe IV annonce brutalement les accusations d'adultère à la cour et fait immédiatement arrêter les personnes impliquées. Certains chroniqueurs anglais affirment que l'un des deux frères s'est enfui en Angleterre jusqu'à York avant d'être intercepté par Édouard II et renvoyé en France, mais selon toute vraisemblance, les deux chevaliers sont immédiatement appréhendés et passés à la question devant des fonctionnaires français. Les frères d'Aunay résistent à la torture avant d'avouer et sont ensuite déclarés coupables de lèse-majesté. Les princesses Marguerite et Blanche sont jugées devant le Parlement de Paris et officiellement convaincues d'adultère. Les deux femmes sont rasées, vêtues de bure et condamnées à l'incarcération perpétuelle. Jeanne de Bourgogne est quant à elle déférée devant le Parlement mais est blanchie de l'accusation d'adultère, sans doute grâce à l'influence de son époux Philippe.

GENEALOGIE : LA FAMILLE LA VACHE... QUELQUES PAGES D'HISTOIRE
GENEALOGIE : LA FAMILLE LA VACHE... QUELQUES PAGES D'HISTOIRE

En 1314, deux des trois belles-filles de Philippe IV le Bel (1268-1314) furent enfermées à Château-Gaillard après l'affaire de la tour de Nesle : Marguerite de Bourgogne, femme adultère de l'héritier du trône Louis de France (futur Louis X dit « le Hutin ») et Blanche, épouse de Charles de France (3e fils de Philippe, futur Charles IV le Bel). La première y mourut tandis que la deuxième fut « autorisée » à se retirer au couvent de Maubuisson

On le voit ensuite occupé à passer en revue diverses garnisons de Normandie, de Touraine et du Poitou. En 1324, il était en Gascogne occupé à surveiller les préparatifs de la guerre qui allait éclater dans cette province avec les Anglais. Il arma divers châteaux de ce qui constituait l'artillerie à cette époque, c'est-à-dire de catapultes, dards, mangonneaux, autres engins de destruction en usage au milieu du Moyen-Age (Annuaire des Côtes-du-Nord, 1856. Etude de M. Gaultier de Mottay).
En 1381, le 26 avril, Rolland et Olivier La Vache, écuyers, ratifient à Lamballe le traité de Guérande qui mit fin à la funeste guerre de succession de Bretagne (Lobineau, Preuves II, col. 618). En 1383, Guillaume La Vache bataille, probablement en qualité de chevalier bachelier, en Flandre et en Picardie, dans la compagnie de Jean de Tournemine, seigneur de la Hunaudaye (Morice, II, col. 436).

En 1392, Rolland La Vache, marié, croit-on, à une Coëtlogon fait assiette à Jeanne La Vache sa fille, des biens qu'il avait promis à Even le Sénéchal, son mari. (Pontbriand : Un ancien Armorial Breton, page 92).
Thomas LA VACHE, le grand père de Jeanne LA VACHE sera tué le 4 décembre 1370, lors de la bataille de Pontvallain dans la Sarthe où le connétable Bertrand du Guesclin, opérant par surprise, défait les troupes anglaises de Robert Knolles et commandées par son lieutenant Thomas Granson, permettant ainsi une libération provisoire de la province du Maine et des forteresses angevines.
Photos: Ruines du château médiéval de la Touche à La Vache en Créhen. et les croquis de Mr de la Messelière.

GENEALOGIE : LA FAMILLE LA VACHE... QUELQUES PAGES D'HISTOIRE
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Charles V nomme Bertrand du Guesclin connétable de France le 2 octobre 1370.

GENEALOGIE : LA FAMILLE LA VACHE... QUELQUES PAGES D'HISTOIRE

Enluminure : Couronnement de Grégoire XI et bataille de Pontvallain.

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