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27 septembre 2019 5 27 /09 /septembre /2019 09:19

Cette fois-ci, je ne vous parlerai pas de ma propre généalogie mais d'un tout petit bout d'une généalogie que je viens de réaliser pour quelqu'un de mon entourage...

Les professions des personnes  figurant sur ce petit bout d'arbre ne sont pas courantes et je connais certains généalogistes qui aimeraient les avoir dans leur arbre.

Nous allons découvrir :

LE GARDE DES PLAISIRS DU ROI ou de SA MAJESTE. Un nom qui vous fait penser à plein de choses mais qui concerne généralement le domaine des chasses royales.

LE GARDE SUISSE et plus précisément LE GARDE DES PORTES.

NOS ANCETRES A VERSAILLES !...

Voici le petit bout de branche concerné:

Sont notés en (1) les gardes des plaisirs du roi. Où l'on constate que des mariages se font entre familles de gardes des plaisirs du roi et que le titre se transmet aussi de père en fils, c'est le cas ici pour les Familles QUINEBAUX et SOUDE.

A noter que Augustin Soudé était officier des gardes des plaisirs du roi.

NOS ANCETRES A VERSAILLES !...

LE ROLE DU GARDE DES PLAISIRS DU ROI :

Les gardes devaient d'après leurs commissions «veiller à la conservation du gibier dans l'étendue tant des plaines des terres et seigneuries de Versailles, Marly et dépendances que des bois enfermés dans les parcs desdits châteaux. .., empêcher qu'il ne soit rien coupé. dégradé  dans les dits bois, pris. tué. ny enlevé aucun gibier, ni contrevenu en aucune manière aux  ordonnances sur le fait des chasses et plaisirs de Sa Majesté. et en cas de contravention faire les procès-verbaux en bonne forme »Quoique rapidement évoqué, leur rôle en matière d'Eaux et Forêts était cependant important,dépassant largement la simple police — cette fonction apparaît même comme secondaire, si l'on en croit la faiblesse répressive dont témoignent les archives du bailliage. En dehors des ventes ordinaires, l'entretien des bois se faisait sous la direction des gardes généraux, pour tous les travaux de recépage, essouchage, échenillage; ils étaient chargés de l'exploitation des chablis,bois morts, ainsi que de petites coupes qui échappaient aux ventes (certaines remises notam-ment). Ces bois, qui étaient façonnés au chantier des chasses à Noisy, servaient à fournir du bois de chauffage au personnel du domaine et aux indigents, à fabriquer des treillages, des pièges, éventuellement à faire des réparations aux bâtiments. S'y ajoutaient aussi de petits travaux de replantations(.).Les plantations importantes étaient cependant confiées à des entrepreneurs — près du quart des bois du domaine à la Révolution provenait des plantations royales; passé le délai d'entretien par l'adjudicataire, la surveillance en revenait aux gardes du triage.Ces gardes restaient néanmoins surtout orientés vers les chasses, comme en témoignent leurs commissions et leur répartition (cinq seulement pour toute la forêt de Marly). II fallait bien sûr réprimer les braconnages, veiller à l'exécution des contraintes imposées aux exploitants des parcs (interdiction de nettoyer les grains à partir du mois de mai, de récolter sans l'autorisation des gardes. ..) mais aussi entretenir le gibier pendant l'hiver (enlèvement des neiges, nourriture),détruire les animaux nuisibles, faire des chasses pour la table du roi ou du gouverneur. Des élevages étaient faits pour le petit gibier de plaine sous la direction des gardes des trois faisanderies des parcs.

NOS ANCETRES A VERSAILLES !...

Le domaine de Marly où étaient affectés nos gardes, quinebaux et Soudé.

Une précision concernant Michel QUINEBAUX né le 20 janvier 1744 à Bailly, fils de Jean Guillaume Quinebaux (lui aussi garde des plaisirs du roi) et de Elisabeth Françoise Bonnet, décédé le 27 juillet 1834 à Versailles.Il aura été garde des plaisirs du roi, propriétaire et maire du Chesnay de 1806 à 1813.

NOS ANCETRES A VERSAILLES !...
NOS ANCETRES A VERSAILLES !...

Les différents actes concernant ces familles concernent les paroisses de :

Noisy le Roi, pour la famille MEUNIER.

Fontenay le Fleury, pour la famille SOUDE.

Bailly, pour la famille QUINEBAUX.

LA VIE  DU GARDE DES PLAISIRS DU ROI :

Les gages du simple garde étaient  fixés jusqu'à la Révolution à 25 sols par jour pour les gardes à pied (460 livres par an), 35 sols pour les gardes à cheval (640 livres). Mais un supplément leur était payé sur le budget des chasses, de 40 à100 livres en 1788; et les plus anciens touchaient une prime dite des « Eaux et Forêts ' qui montait à 150 livres. Plus, pour tous, des fournitures en nature: trois cordes de bois, cinq cents fagots à la veille de la Révolution qui pouvaient équivaloir à plus de 200 livres en argent. Cela faisait un revenu global de plus de 1 000 livres pour un garde à cheval en fin de carrière(14).Les journaliers des chasses, quant à eux ne touchaient que 18 sols par jour, puis 20 sols après1779, qui ne leur étaient comptés que les jours ouvrables(t5).Des gratifications occasionnelles s'ajoutaient aux appointements. Par exemple au moment du mariage: en 1755, le fils du garde général Bonnard reçoit 800 livres avec la promesse de la première place vacante, mais l'argent ne fait pas tout. .. Le mariage n'a pas lieu, la fille ayant trouvé le prétendant trop laid, le goût nécessaire pour l'union conjugale ne s'étant pas rencontré; une autre fois, quatre à cinq louis (soit une centaine de livres) sont accordés à un Chauve) pour son mariage avec la fille d'un officier des chasses de Saint-Germain(16).Le domaine payait aussi les frais funéraires — on comptait pour cela 50 livres par garde en 1761(;et l'habitude s'imposa en outre au XVlllème siècle de verser une pension aux anciens gardes qui se retiraient ou à leurs veuves, puisque le plus souvent ils restaient en place jusqu'à leur mort. Ces pensions étaient de 150 livres pour les gardes à pied, 200 pour les gardes à cheval et 250 pour les gardes généraux, mais elles pouvaient être augmentées pour des familles peu aisées: la veuve de Chavignac, garde général mort en 1761, ayant cinq enfants et aucun bien, se voit allouer 300 livres dont 100 réversibles sur une fille infirme. Des secours occasionnels pouvaient aussi être accordés, tels ces trois louis que le gouverneur octroyait en 1764 à la veuve Deshaies, de LA FAMILLE DES SOUDE, tombée dans l'indigence(18).Les gardes étaient habillés et logés. L'habit était renouvelé tous les deux ans; il était bleu avec parements et collets écarlates, la culotte de même, les guêtres de coutil blanc, la veste de drap écarlate; par dessus, la bandoulière, au bout de laquelle étaient gravées les armes royales, et un ceinturon en buffle; sur la tête, un chapeau galonné « demi-castor, bordé d'argent ». Les gardes avaient droit aussi à des surtouts et à des manteaux; ceux-ci étaient de drap bleu, avec un écusson de soie brodé, ils n'étaient renouvelés que tous les sept ans(19).Les gardes à cheval recevaient pour mettre sur leurs montures une paire de paniers couverts de veau noir, une plaque de fer numérotée à leur nom, et sous la selle une croupière de drap bleu, galonnée d'argent pour les gardes généraux(2°

Des logements leur étaient attribués, aux portes des parcs (une partie, principalement sur les grands axes de circulation en était occupée par des gardes suisses), dans les faisanderies ou dans d'anciennes fermes suffisamment écartées des villages, comme celle de la Grange-Lessart dans le petit parc, près de Satory, où logeait le sous-lieutenant. On possède les projets pour un logement établi sous Louis XVI à la nouvelle porte du Chesnay (1779): le logement est à deux étages, avec au rez-de-chaussée la cuisine et une chambre, et deux chambres à l'étage,l'escalier au milieu; l'écurie et une étable sont attenantes; autour de la cour close de murs, on  trouve encore une grande grange, un toit à porc, des lieux d'aisance12').Mais c'était un peu un projet idéal; les logements étaient souvent très petits: Pierre-Etienne Pain, garde à la fausse porte de Trappes, pouvait se plaindre, en 1778, de n'avoir qu'une seule pièce pour toute sa famille, et il n'avait pas de grange, ce qui l'obligeait à louer une maison au village voisin pour serrer ses grains. Même son de cloche dans une lettre de Charles-Georges Le Roy de 1781 sur le logement du Valjoyeux: «Le bâtiment est on ne peut plus mal construit. On est toujours prêt à se casser la tête en y entrant. On peut à peine se tenir debout dans une très petite chambre ;il n'y a pas assez d'espace pour séparer les filles d'avec les garçons»(22).Au logement vint s'ajouter une surface croissante de terres, complément très appréciable de revenu, puisque chaque garde disposait au moment de la Révolution de 6 à 10 arpents de terre (3 à 4 hectares),plus un droit de pâturage sur les terres de la ferme voisine, ce qui leur permettait d'entretenir quelques têtes de bétail; à l'occasion, ils n'hésitaient pas à les mettre dans les bois même non défensables, si l'on en croit les habitants de Vaucresson et des paroisses voisines: en 1790, ils se plaignent des gardes-chasse «qui prétendent seuls avoir le droit de faire manger par leurs bestiaux non seulement les herbes qui croissent sous ces grands bois (où ils avaient été pris en délit), mais même les bois au-dessous de cinq ans... »

Quand ils se mariaient, c'était très souvent dans des familles de gardes, parfois, ils s'alliaient aussi avec les Suisses qui gardaient les châteaux et les parcs.

(extraits d'un article de V. Maroteaux sur les gardes forestiers et gardes chasse du roi à Versailles )

NOS ANCETRES A VERSAILLES !...

Si vous vous reportez au petit bout  d'arbre en tête de cet article, nous ici l'exemple même d'une alliance entre une famille de garde des plaisirs du roi et celle d'un garde suisse.

Marie Magdeleine MEUNIER va épouser le 15 février 1745 à Noisy le Roi, Augustin Soudé,  officier garde des plaisirs du roi. Marie Magdeleine MEUNIER est la fille de Nicolas Rémy MEUNIER (marié à Marie Gauffe, lingère à Versailles) garde suisse pour le roi  à la porte de Noisy du parc de Marly.

A noter que Nicolas Rémy MEUNIER a deux frères :

Joseph MEUNIER, suisse de la porte dite de Bailly.

Osvald MEUNIER suisse des deux portes du château de Marly (marié à Marie Renard) et tous trois sont fils de Gaspard MEUNIER et Marguerite LANQUEST.

 

NOS ANCETRES A VERSAILLES !...

Après 1700, les Gardes suisses forment une brigade avec le régiment de Gardes-Françaises, avec lesquels ils partagent la garde extérieure.

NOS ANCETRES A VERSAILLES !...
NOS ANCETRES A VERSAILLES !...
NOS ANCETRES A VERSAILLES !...
NOS ANCETRES A VERSAILLES !...

Voilà un petit bout d'histoire familiale avec des ancêtres que de nombreux généalogistes aimeraient avoir, mais, si les titres font rêver, la réalité était-elle de même !.

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