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23 août 2020 7 23 /08 /août /2020 10:50
GENEALOGIE JANICK PECHEU : DES VISCONTI A LA NOBLESSE VENITIENNE ET AUX DOGES DE VENISE...

La République de Venise, son drapeau et son blason.

GENEALOGIE JANICK PECHEU : DES VISCONTI A LA NOBLESSE VENITIENNE ET AUX DOGES DE VENISE...

Je vous ai parlé tout récemment d'une branche Visconti dans la généalogie de Janick... L'Histoire familiale ne s'arrête pas là puisque en remontant plus haut (Thadée de Carrare mariée à Martin II della Scala), nous allons trouver une nouvelle branche qui va nous conduire à VENISE, dans les grandes Familles de la ville mais, nous allons aussi découvrir que dans ce bout de généalogie, nous avons de nombreux ancêtres qui ont été DOGES de VENISE...

GENEALOGIE JANICK PECHEU : DES VISCONTI A LA NOBLESSE VENITIENNE ET AUX DOGES DE VENISE...

Le Palais des Doges à Venise, côté façade maritime.

GENEALOGIE JANICK PECHEU : DES VISCONTI A LA NOBLESSE VENITIENNE ET AUX DOGES DE VENISE...

Le Palais des Doges.

Dans cette généalogie, nous allons trouver de grandes Familles Vénitiennes comme :

Les CONTARINI : 9 Doges (1 ancêtre et 8 cousins).

   -Domenico CONTARINI (+ en 1071) sera Doge de Venise de 1043 à1071.

Les GRADINEGO : 3 Doges (1 ancêtre et 2 cousins).

    - Pietro Gradinengo (marié à Tomasima Morosini) sera Doges de Venise du 25 novembre 1289 au 13 août 1311.

Les TIEPOLO     : 1 Doge (ancêtre).

  -Giacomo ou Jacopo (ca 1175 au 19 juillet 1249) sera Doge de Venise du 6 mars 1229 au 20 mai 1249. Il a épousé Maria Storlado.

      Son Lorenzo fils sera aussi Doge de 1268 à 1275.

       A noter aussi Benjamonte Tiepolo, petit fils et arrière petit fils des Doges Lorenzo et Jacopo, révolutionnaire de la République de Venise, il mourut en exil en Croatie vers 1328.

 

Les ORSEOLO : 3 Doges (tous les 3 sont nos ancêtres).

   - Ottone Orseolo (993 - 1032) sera Doge de Venise de 100 à 1026. Il a été déposé. Il a épousé une princesse hongroise fille de Géza de Hongrie.

    - Pietro II (960 - 1009). Il est Doge de Venise de 991 à 1009. Il règne conjointement avec son fils Giovanni Orseolo de 1004 à 1007 puis avec son 2ème fils Ottone de 1007 à 1009.

    - pietro Orseolo (928 - 10 janvier 987) Doge de Venise de 976 au 1er septembre 978 il abdique pour se faire moine et il est canonisé en 1731.

Les MOROSINI : 4 Doges (2 ancêtres et 2 cousins).

    - Marino Morosini (1181 - 01/01/1253), il est Doge de Venise du 13 juin 1249 au 1er janvier 1253.

    - Domenico Morosini (+ en février 1156), Il est Doge de Venise de 1148 à février 1156. 

Les MICHIEL : 3 Doges qui sont des ancêtres directs.

     - Vitale 1er (+ 1102) Il est Doge de Venise de début 1096 à 1102.

     - Vitale II (1130 - 28 mai 1172) Il est Doge de Venise de 1156 au 28 mai 1172.

     - Domenico (+ 1130)  Il est Doge de Venise de 1117 à 1130 (Abdique et meurt quelques jours plus tard).

Les FALIERO  :  3 Doges dont 2 ancêtres et un cousin.

     - Vitale Faliero (+1096) Il est Doge de Venise de 1094 à 1095.

     - Ordelafo Faliero (+ 1118) Il a épousé Mathilde des Pouilles) Il est Doge de Venise de 1102 à 1118. Il est tué à Zara lors d'une expédition contres les Hongrois. 

Les CANDIANO : 5 Doges et 5 ancêtres !.

      - Vitale Candiano (+978) Il a été Doge de Venise de 978 à 979, fils de Pietro III et frère de Pietro IV, il abdique et meurt peu après.

      - Pietro IV (ca 940 -+976). Il est Doge de Venise de 959 à 976. Il est marié à Walrade de Toscane. Il s'est marié 3 fois.

        En 973, Otton Ier, protecteur de Pietro IV Candiano, meurt. Le nouvel empereur Otton II doit s'opposer à une révolte en Allemagne et les Vénitiens en profitent pour déposer le doge le . Pietro IV Candiano étant enfermé dans le palais ducal, ses opposants, dirigés par Urséolo, mettent le feu au palais. Mais l'incendie se répand aux maisons voisines et à l'église de Saint-Marc. Une grande partie de la ville brûle. Le doge et son fils Pietro sont tués, et leurs corps jetés dans l'abattoir ; ils seront par la suite enterrés dans l'église de Saint Ilario. La femme Waldrada survécut, et le doge suivant Pietro Orseolo lui aurait laissé l'entière possession de l'héritage de son mari pour ne pas déplaire à l'empereur d'occident. Vitale, patriarche de Grado et fils du premier lit de Pietro IV Candiano, se réfugie auprès de l'empereur en Saxe d'où il aurait conspiré contre le nouveau doge.

      - Pietro III fils de Pietro II. Doge de Venise de 942 à 959 .

      - Pietro II (972 - 939) Doge de Venise de 932 à 939, il est le fils de Pietro 1er.

      - Pietro 1er (vers 842 - 18 septembre 887). Il est Doge de Venise d'avril 887 au 18 septembre 887. Il meurt tué en affrontant les corsaires de Paganie. 

Une belle brochette de DOGES de VENISE, 18 ancêtres et des tas de cousins !

GENEALOGIE JANICK PECHEU : DES VISCONTI A LA NOBLESSE VENITIENNE ET AUX DOGES DE VENISE...

Pietro Orseolo avec son auréole de saint...

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Pietro II Orseolo.

GENEALOGIE JANICK PECHEU : DES VISCONTI A LA NOBLESSE VENITIENNE ET AUX DOGES DE VENISE...

Marino MOROSINI. Basilique Santa Maria Gloriosa dei Frari Salle du Chapitre - Doge Marino Morosini by Palma il Giovane. Huile sur toile.

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Pietro Gradenigo.

GENEALOGIE JANICK PECHEU : DES VISCONTI A LA NOBLESSE VENITIENNE ET AUX DOGES DE VENISE...

Bartoloméo (1270 - 28 décembre 1342), il est le fils de Pietro et de Tomasina Morosini et le frère d'Elisabeth, mariée à Jacomo de Carrare. Il est Doge de Venise élu le 7 novembre 1339 et il meurt le 28 décembre 1342.

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Bartolomeo Gradenigo agenouillé devant Saint-Marc.

Riche et vieux, très probablement, il se décide à dépenser une partie de son patrimoine pour s'attirer assez de sympathie afin d'être élu ce qui advient le . Les trois années de dogat sont assez tranquilles, il n'y a pas de guerre mis à part une révolte en Crète et quelques incursions turques et même un certain rapprochement avec Gênes.

Le , une grosse tempête frappe la ville qui, selon la légende populaire, a été repoussée que par l'intercession surnaturelle de saint Marc, saint George et saint Nicolas, porté à la lagune par un humble pêcheur. Le pêcheur, de retour à Venise, reçut des trois saints un anneau dit anneau du pêcheur qu'il donna au doge. Un tableau de Gianantonio Guardi en 1738-1740, illustre cette histoire : Remise de la bague au Doge Bartolomeo Gradenigo. Il est conservé à la Ca' Rezzonico

GENEALOGIE JANICK PECHEU : DES VISCONTI A LA NOBLESSE VENITIENNE ET AUX DOGES DE VENISE...

LES DOGES DE VENISE :

Le doge de Venise (en vénitien Doxe de Venexia [ˈdɔze de veˈnɛsja], en italien Doge di Venezia [ˈdɔːdʒe di veˈnɛttsja], dérivant tous les deux du latin dūx, « chef militaire ») était le magistrat en chef et le dirigeant de la république de Venise entre 726 et 1797. Les doges étaient élus à vie par l'aristocratie de la cité-État. Il incarne de manière symbolique le bon fonctionnement de l'État. Il était appelé « Mon seigneur le Doge » (Monsignor el Doxe), Prince sérénissime (Serenissimo Principe) ou « Sa Sérénité » (Sua Serenità).

Jusqu'au XIIe siècle le doge est désigné par l'assemblée du peuple, l'arengo.

Le texte de la promissio ducalis est fixé en 1172. Il établit le mode d'élection du doge qui impose une majorité de voix sur un collège restreint de 40 (puis 41) électeurs.

Celle-ci fait ensuite l'objet de remaniements : en 1192, lors de l'élection d'Enrico Dandolo ; puis en 1229, pour l'élection de Jacopo Tiepolo où, à partir de cette dernière date, l'élection dogale est soumise à l'examen du Conseil des Cinq correcteurs.

Puis une nouvelle réforme est mise en place en 1268, pour l'élection de Lorenzo Tiepolo. Celle-ci, d'une complexité sans égal, restera quasiment inchangée jusqu'à la fin de la République.

Ainsi, les patriciens du Grand Conseil sont les premiers à entrer en lice, pourvu qu'ils aient plus de trente ans. Ils défilent devant le « ballotino », un enfant âgé de dix ans environ, qui leur remet à chacun une boule, retirée d'une urne. Trente boules sont en or, les autres sont de banales billes de cuivre. Sitôt qu'un candidat électeur se trouve pourvu d'une boule d'or, les huissiers crient son nom, invitant de la sorte tous les membres de sa famille à quitter la Salle, car, durant le scrutin, aucun lien de parenté ne peut exister entre deux membres désignés.

Un nouveau tirage au sort réduit alors le nombre d'électeurs à neuf, lesquels, à leur tour, proposent 40 autres noms. Le vote, cette fois, a lieu par bulletin. Pour être confirmé, chacun des quarante élus doit obtenir 7 des 9 voix.

Nouveau suffrage, nouvelle réduction : les 40 passent à 12, qui en élisent 25 autres, qui seront à nouveau réduits à 9. Ceux-ci en désignent 45, ramenés à 11 par un ultime tirage au sort selon le mécanisme des boules d’or. Le « ballotino » est toujours là qui les compte à l'aide d'une petite main en bois. Ces onze seront ceux qui éliront le doge. Car il faut encore passer par le nombre 41, quarante-et-un privilégiés dont les noms ne peuvent figurer dans aucun des choix précédents. Dès son élection le doge est présenté au peuple dans la basilique St Marc par le plus ancien des 41.

Cette fois, Venise tient son conclave. Celui-ci va pouvoir désigner le doge, opération qui durera le temps nécessaire. Comme il faut au candidat une majorité d'au moins vingt-cinq des quarante-et-une voix, les scrutins sont nombreux. Par exemple : si un seul a suffi pour désigner Pietro Grimani en 1741, il en faudra soixante-huit pour consacrer Carlo Contarini en 1655.

En 1501, la « promissio » est lue tous les ans au doge régnant. En 1646, la dogaresse est interdite de couronnement. Au cours du XVIIe siècle, les membres de la famille du doge se voient interdire les magistratures ou les ambassades.

Le doge est le premier magistrat de la République, l'incarnation de la majesté de l'État dont il est le premier serviteur.

Ses attributs sont le dais et la pourpre, souvenir de l'Empire byzantin.

Ses habits sont somptueux, son manteau est fait d'hermine et de brocart, lamé d'or, d'argent ou de soie écarlate, ou encore la couronne adjointe en 1173 au bonnet dogal, la corne ducale (ou zoia), qui témoignent de son pouvoir. Une fois l'an, le jour de Pâques, il est de nouveau coiffé de la zoia de cérémonie. Les autres jours, il porte la corne ordinaire.

Transformé en sorte d'idole majestueuse, courtisée, le « Prince Sérénissime » perdra dans l'aventure du dogat une grande part de son patrimoine, investi essentiellement en apparat[réf. souhaitée].

Un doge n'a pas le droit d'abdiquer. Il doit dissimuler ses armoiries, il ne peut accepter de présents ni quitter son palais sans motif officiel. Le café, le théâtre lui sont défendus. S'il désire se retirer hors de Venise, ce n'est qu'avec la permission de ses conseillers.

Il est tenu d'offrir cinq fois l'an un fastueux banquet sur sa bourse personnelle.

Néanmoins, les Vénitiens n'ont cessé de limiter son pouvoir. Ceci se fait d'abord par le biais de la « promissio ducalis », véritable charte jurée par le doge lors de son entrée en fonction.

Chaque année, le jour de l'Ascension, est célébré le mariage du doge avec la mer sur le Bucentaure, ce qui a inspiré à Du Bellay un sonnet célèbre, cruel et sans doute injuste sur Venise et ses doges, se terminant ainsi :

« Mais ce que l'on en doit le meilleur estimer,
C'est quand ces vieux cocus vont épouser la mer,
Dont ils sont les maris et le Turc l'adultère. »

Le premier titre du doge fut d'abord, au IXe siècle, dux Veneciarum (« chef des Vénitiens »), dux Croatorum (« chef des Croates »), dux Dalmatinorum (« chef des Dalmates »), totius Istriæ dominator (« souverain de toute l'Istrie »), dominator Marchiæ (« souverain des Marches »), traduisant leur domination sur l'Adriatique. En 1095, l'épitaphe du doge Vitale Faliero de' Doni le proclamait même rex et corrector legum (« roi et promulgateur des lois »).

Au début du XIIIe siècle, après la fondation de l'Empire latin de Constantinople, les doges portèrent en sus le titre de dominator quarte et dimidie partis totius Imperii Romanie (« souverain d'un quart et demi de l'Empire romain »).

Ces titres furent portés jusqu'en 1358 : selon les clauses du Traité de Zadar conclu avec le roi de Hongrie, Giovanni Delfino dut alors les abandonner ; lui et ses successeurs furent par la suite plus simplement désignés comme dux Veneciarum « etc. », jusqu'à la fin de la République.

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La République de Venise vers l'an 1000.

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