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18 avril 2022 1 18 /04 /avril /2022 10:02
PROMENADE  EN  BRETAGNE  :   ENCORE  DES  AFFICHES, DES  PUBLICITES  OU  DES  DESSINS... (2)
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LES CYCLES ARMOR, une marque née à Brest.

« Forcément bretonne, la marque Armor est née à Brest en 1901 sur l’initiative de Joseph Le Guellec.
Pour le Tour de France 1906, la société inscrit 11 coureurs, et se voit d’ailleurs récompensée avec Eugène Christophe (1885-1970) qui termine 9ème de l’événement.
Rapidement ensuite, comme beaucoup de constructeurs de l’époque, Armor fait faillite sans doute à cause de la trop grande offre sur le marché et le manque de compétitivité de l’entreprise.
En 1909, Edmond Gentil, le puissant fondateur de la maison Gentil et Cie et propriétaire des marques de cycles, motocyclettes, automobiles et moteur Deauville, Alcyon, Labor veut investir le marché de l’Ouest de la France. Pour ce faire, il rachète à J. Le Guellec sa marque Armor et il l’a transportée alors à Paris, 23, rue de Trudaine (siège). Edmond Gentil fait ainsi d’une pierre deux coups, Armor conserve sa forte identité et sa clientèle régionale mais conquiert une nouvelle clientèle parisienne car on trouve dans la capitale un grand nombre de bretons.
En parallèle des usines et ateliers de Courbevoie, le magasin principal et siège social se trouve 23, avenue Trudaine à Paris.
A partir de ce moment-là, les deux marques, intégrées au même groupe (Gentil) fabriqueront des cycles, motocyclettes et même automobiles avec les mêmes caractéristiques à quelques détails près ». peut-on lire sur le site Tonton vélo.
Pour illustrer un modèle de la marque, deux clichés pris par un internaute sur le site Tonton vélo, avant et après restauration.

PROMENADE  EN  BRETAGNE  :   ENCORE  DES  AFFICHES, DES  PUBLICITES  OU  DES  DESSINS... (2)
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C’est dans une publicité qu’est apparu ce nom du constructeur nantais Pierre Lodenos, constructeur des vélos Petit-Breton.
Le surnom de ce coureur a donc été utilisé pour une marque de vélos après sa disparition, tant pour honorer sa mémoire qu’a à fins publicitaires, franchise et loyauté étaient la devise de la marque.
Plus que le constructeur, dont il ne nous est resté que le nom, c’est sur le coureur qu’il faut évoquer.
Lucien Georges Mazan, dit Lucien Petit-Breton, est un coureur cycliste né en 1882 et décédé en 1917.
Sa fiche Wikipedia raconte une vie pleine de rebondissement :
« Clément Mazan, son père, exerce avec talent et succès à Plessé, en Loire-Inférieure, la profession d’horloger bijoutier. En 1880, il se présente aux élections législatives où il essuie un cinglant revers. Un tel échec est difficile à supporter dans une petite ville de province où les réputations se font et se défont de bouche à oreille. Il perd rapidement une importante partie de sa clientèle. C’est à cette époque que l’Argentine recherche des gens qualifiés, artisans particulièrement. Fin 1882, il s’embarque avec sa femme Désirée pour Buenos Aires créant un nouveau magasin dans la même profession. Les enfants Mazan, Paul (né en 1879) et Lucien (1882) sont confiés à la garde d’une tante Félicité, sœur de Désirée. Deux ans plus tard, Désirée revient les chercher et toute la famille est réunie à Buenos Aires. La famille s’agrandit. Paul et Lucien ont un frère Anselme (1884) et deux sœurs Adrienne (1886) et Gabrielle (1888) et Vincent (1905). Par nécessité, les enfants Mazan furent élevés « à la dure », mis au travail dès leur plus jeune âge. À 14 ans, Lucien travaille en qualité de groom au Jockey club, le plus grand hôtel de Buenos Aires.
Lucien Mazan se passionne dès son plus jeune âge, pour les exploits de coureurs cyclistes et les randonnées Bordeaux-Paris, Paris-Brest-Paris 1891 et dévore les magazines de sport. Il achète une bicyclette et se lance aussitôt dans la compétition cycliste, sur piste particulièrement où il remporte rapidement de beaux succès. Pour cacher cette pratique sportive à son père qui la désapprouve fermement, il se fait appeler « Breton », sans doute par rapport à sa province d’origine, la Bretagne. À l’époque, personne ne remettait en cause l’appartenance de la Loire-Inférieure à la Bretagne. Il devient champion d’Argentine sur piste, puis sur route en 1899 et se construit une solide réputation : coureur batailleur, combattant, très apprécié du public.
En 1902, il débarque à Paris, quelques jours seulement avant l’inauguration du nouveau vélodrome Buffalo de Neuilly-sur-Seine, décidé à venir tenter sa chance en France. À l’époque, le cyclisme se pratique principalement sur les très nombreux vélodromes que compte la France.
Un autre coureur s’appelant « Breton », il décide, afin d’éviter toute confusion, de se faire appeler « Petit Breton », pseudonyme qu’il transmettra à son fils. Ce qui n’empêche pas le public de le surnommer également « L’Argentin » ou « L’élégant Argentin » en raison de la beauté de son style et de son élégance vestimentaire !
Il débute chez les professionnels en 1902 et gagne sur piste le Bol d’or en 1904 avant d’établir l’année suivante un nouveau record du monde de l’heure avec 41,110 km réalisé au vélodrome Buffalo de Paris. Vainqueur de Paris-Tours en 1906, de la première édition de la classique Milan-San Remo en 1907, il gagne également deux Tours de France en 1907 et 1908, enlevant deux étapes sur la Grande Boucle 1907, cinq en 1908. Lucien Petit-Breton est le premier cycliste à remporter deux fois le Tour de France.
C’est en l’église de Vallet (Loire-Inférieure), capitale du muscadet, qu’est célébrée, le 24 novembre 1908, l’union de Lucien Petit-Breton et de Marie-Madeleine Macheteau, la fille cadette d’un chapelier.
Il meurt à l’hospice de Troyes des suites d’un accident automobile sur le front en 1917 alors qu’il est soldat au 20e escadron du train.
Parmi les 1 310 000 morts recensés durant le conflit mondial, l’on déplore également deux autres anciens vainqueurs de Tour de France : François Faber et Octave Lapize, respectivement vainqueurs en 1909 et 1910.
Ses deux frères, Paul et Anselme, ainsi que son fils Yves, furent également de bons coureurs cyclistes. Yves Petit-Breton fut également directeur sportif de l’équipe de l’Ouest au Tour de France 1948. »

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