31 août 2022
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Le point de départ de ce petit reportage, des photos prises par Isabelle à l'entrée du barrage (côté Dinard), merci à elle pour ces quelques photos...
Le barrage vu du ciel. Les photos sont prises côté Dinard et côté écluse, sur la gauche de cette photo. A droite, au-dessus de la sortie du barrage (en venant de Dinard), le parc de La Briantais qui offre à ses visiteurs de superbes vues vers le barrage, Dinard et Saint Servan.
En septembre, vous aurez la surprise de pouvoir y admirer de splendides parterres de cyclamens sauvages. Les photos ci-dessous ont été prises par Janick et moi en septembre 2016 !.
Bâtie sur une avancée rocheuse, la tour Solidor est un donjon fortifié composé de trois tours réunies par de petites courtines et est situé au débouché de la Rance dans la commune de Saint-Malo, quartier de Saint-Servan. Elle permettait de surveiller la navigation de l'estuaire.
Son nom est dérivé du nom gaulois de la cité, les Coriosolites (notamment la fin du nom "...solites" devenant Solidor). A l'instar de nombreuses villes d'origine antique, elle reprend le nom du peuple vernaculaire, comme les Riedones pour Rennes, les Namnetes pour Nantes, les Ruthenes pour Rodez, et a fortiori les coriosolites pour Corseul.
Le donjon fut construit entre 1369 et 1382, par le duc Jean IV de Bretagne afin d'avoir un contrôle sur la Rance à une période où la ville de Saint-Malo était rebelle à son autorité. Il convenait notamment de prélever les taxes sur les marchandises transportées. La tour a été bâtie sur un site déjà fortifié, la Tour d'Oreigle, aussi appelée Tour Aiquin et qui comprenait un petit châtelet, transformé en corps de garde du nouvel ensemble et une enceinte fortifiée, elle-même construite sur des fortifications gallo-romaines datant du IVe siècle qui défendaient le port antique de la cité d'Aleth et dont il subsiste des vestiges dans le bastion d'entrée actuel.
En 1588, les Malouins se sont emparés de la tour pour le compte du duc de Mercœur, chef de la Ligue de Bretagne. Elle était seulement gardée par cinq ou six hommes. Un capitaine y fut mis en place en 1590 avec trois soldats, une servante et deux chiens de guet.
En 1636, Louis XIII ordonna d'y faire des réparations.
En 1694, la garde de la tour fut confiée aux habitants de Saint-Servan. L'ingénieur Siméon Garangeau en dressa alors des plans pour en améliorer la défense.
En 1756, on remplaça le pont-levis de l'entrée par un pont en pierre. L'histoire et l'évolution des technologies militaires ayant rendu son usage initial caduc, la tour fut transformée en prison pendant la Révolution et l'Empire. Des prêtres, des religieuses et des militaires y furent enfermés. Des graffitis sont encore lisibles sur les portes intérieures qui fermaient les cellules. La tour Solidor est affectée au service de la Marine par un arrêté du 29 Germinal An XII.
En 1886, le ministère de la Marine la cède à l'administration des Monuments Historiques. Elle est alors restaurée par l'architecte Albert Ballu qui la dote de son grand toit actuel.
L'aspect actuel de la tour est un peu différent de celui qu'il avait au début du XXe siècle, il ne subsiste en effet comme bâtiment que la tour et le corps de garde.
Elle héberge depuis 1970 un musée des cap-horniers qui réunit les collections du musée de Saint-Malo sur la navigation au long cours et les cap-horniers (cartes, maquettes, instruments de navigation...). Une girouette en bois en forme d'albatros fut offerte par la section chilienne de l'Amicale internationale des cap-horniers, en 2003.
La tour Solidor est située à proximité de la cité d'Aleth, à Saint-Servan, une ancienne commune devenue un quartier de la ville de Saint-Malo après une fusion intervenue en 1967. On peut repérer à marée basse, les vestiges d'une chaussée en pierre qui menait au port gallo-romain, le niveau de la mer étant de 8 m plus bas qu'aujourd'hui.
De la cale Solidor, un bac passagers et véhicules traversait régulièrement la Rance vers Dinard, avant la mise en service du barrage de la Rance en 1967.
Vue vers Saint Malo depuis l'écluse... La tour Solidor, le dôme de l'église Sainte Croix de Saint Servan.
La sortie de l'écluse...
La tour Solidor et l'église Sainte Croix vues du ciel.
Elle porte bien son nom... La côte d'émeraude !.
L'église Sainte Croix de Saint Servan.
L’église Sainte-Croix de Saint-Malo est une église de culte catholique romain. Elle est située à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), dans le quartier de Saint-Servan.
L'église est un vaste édifice de style classique dont la première pierre fut posée en 1715, remplaçant l'ancienne église paroissiale de Saint-Servan datée des XVIe et XVIIe siècles et devenue trop petite. De l'ancienne église, il ne subsiste qu'une arcade en accolade ornée d'une petite tête humaine dans le soubassement nord de l'église Sainte-Croix.
L'église Sainte-Croix a été édifiée par les ingénieurs du Roi : le savoyard et explorateur Amédée Frézier (1682-1773) et le Parisien Siméon Garangeau (1647-1741) et par l'architecte et entrepreneur malouin Jean Datour (mort en 1737). Elle fut consacrée en 1743, pavée en 1785. La tour et les trois premières travées furent construites entre 1828 et 1840, à partir des plans de l'architecte Julien Leclair, après avoir été soumis à l'architecte Victor Baltard.
La légende prétend qu'à cet emplacement, une petite chapelle aurait été fondée, soit par saint Malo soit par Charlemagne.
En 1905 se déroule l’inventaire des biens de l’église conduit par trois officiers d’un régiment d’infanterie, lesquels seront traduits en Conseil de guerre.
D'architecture extérieure sévère, l'église possède un portique, une tour en granit bleu taillé. L'étrange clocher carré à dôme de l'église Sainte-Croix s'élève au-dessus des toits de l'ancien arsenal de la marine et de l'anse Solidor.
L'église possède quatre cloches coulées à la fonderie Cornille-Havard à Villedieu-les-Poêles :
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Pierre d'Aleth, 1885, 4,355 tonnes, 2,00 m, SOL2 ;
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Flavie Louise, 1861, 3,5 tonnes, 1,80 m, LA2 ;
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Marie-Louise-Mathurine, 1870, 2,5 tonnes, SI2 ;
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Charlotte Eugenie Arsène, 1861, 0,7 tonnes, 0,90 m, SOL3.
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Les vitraux réalisés en 1962 sont l'œuvre de Joseph Archepel.