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10 décembre 2022 6 10 /12 /décembre /2022 14:50
GENEALOGIE  LE GAC -  PECHEU :  HENRI IV, SA VIE, SES MAITRESSES...

Henri IV portant en écharpe la bannière blanche et la croix de l'ordre du Saint-Esprit. Portrait en buste par Frans Pourbus le Jeune, huile sur toile, Versailles, châteaux de Versailles et Trianon, XVIIe siècle.

GENEALOGIE  LE GAC -  PECHEU :  HENRI IV, SA VIE, SES MAITRESSES...

Le roi Henri IV bien utilisé par la publicité !.

GENEALOGIE  LE GAC -  PECHEU :  HENRI IV, SA VIE, SES MAITRESSES...

Henri IV, dit « le Grand » ou « Le Vert Galant », né sous le nom d'Henri de Bourbon le à Pau et mort assassiné le à Paris, est roi de Navarre à partir du sous le nom d'Henri III, et roi de France sous le nom d'Henri IV du jusqu'à sa mort en 1610. Il réunit ainsi les dignités de roi de France et de Navarre et est le premier roi de France de la maison capétienne de Bourbon.

Henri de Bourbon est le fils de Jeanne d'Albret, reine de Navarre (elle-même fille de Marguerite d'Angoulême sœur de François Ier), et d'Antoine de Bourbon, chef de la maison de Bourbon. Descendant en lignée masculine du roi Saint Louis à la dixième génération, il est premier prince du sang et, en vertu de la « loi salique », le successeur naturel des rois de France de la maison de Valois, s'ils meurent sans descendance mâle légitime, ce qui est le cas de tous les fils d'Henri II.

Bien que baptisé catholique, il est élevé dans la religion réformée et s'implique dans les guerres de Religion en tant que prince du sang, roi de Navarre et chef de la noblesse protestante. Il abjure le protestantisme en 1572, juste après son mariage avec Marguerite de Valois et alors que se déroule le massacre de la Saint-Barthélemy, mais il y revient en 1576 après avoir réussi à fuir la cour de France.

En 1584, à la mort du duc François d'Anjou, frère cadet et héritier du roi Henri III de France, il devient l'héritier légitime du trône. Les troubles religieux s'exacerbent, notamment sous la pression de la Ligue catholique, qui refuse de voir un protestant monter sur le trône.

En 1589, après l'assassinat d'Henri III par le moine ligueur Jacques Clément, Henri de Navarre devient pourtant roi de France. Mais il doit poursuivre la guerre contre la Ligue. Pour renforcer sa légitimité, il finit par se reconvertir solennellement au catholicisme, le , lors d'une cérémonie en la basilique de Saint-Denis, ce qui lui permet d'être sacré en 1594, non pas à Reims mais à Chartres. Une partie de la Ligue n'en poursuit pas moins le combat jusqu'en 1598, année où, après avoir reçu à Angers la reddition du duc de Mercoeur, gouverneur de Bretagne, Henri IV signe l'édit de Nantes, édit de pacification autorisant le culte protestant selon des modalités déterminées, mettant ainsi fin à plus de trois décennies de guerres de Religion en France.

Douze ans plus tard, alors qu'il prépare une guerre contre l'Espagne, Henri IV est assassiné rue de la Ferronnerie, à Paris, par un catholique fanatique venu d'Angoulême, François Ravaillac.

Son règne est caractérisé par la bonne gestion de son Premier ministre, le duc de Sully. Notamment, certains grands travaux ont été engagés durant son règne.

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Le père et la mère d'Henri IV :  Antoine de Bourbon et Jeanne d'Albret.

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Sur son lit de mort, Henri III désigne le roi Henri III de Navarre (qui deviendra Henri IV) comme son successeur au trône de France (tapisserie du XVIe siècle).

Henri IV naît dans la nuit du 12 au à Pau, alors capitale de la souveraineté de Béarn, dans le château de son grand-père maternel le roi de Navarre. Henri d’Albret désirait depuis longtemps que sa fille unique lui donnât un héritier mâle. Selon la tradition rapportée par les chroniqueurs (Jean-Baptiste Legrain, André Favyn), Henri, aussitôt né, est donc remis entre les mains de son grand-père, qui l'emmène dans sa chambre, lui frotte les lèvres avec une gousse d'ail et lui fait respirer une coupe de vin, sans doute de jurançon, où le roi de Navarre possédait une vigne achetée en 1553. Ce « baptême béarnais » est une pratique courante avec les nouveau-nés, dans le but de prévenir les maladies, et ce type de bénédiction persiste les siècles suivants pour les baptêmes des enfants de la maison de France. Henri d’Albret lui offre une carapace de tortue, encore exposée dans une pièce du château de Pau qu'une tradition incertaine donne pour être la « chambre d’Henri IV » insérée dans l’appartement de Jeanne d'Albret. Suivant l'usage de la couronne de Navarre, il reçoit en tant que fils aîné le titre de prince de Viane.

Le futur Henri IV est baptisé dans la religion catholique quelques semaines après sa naissance, le , dans la chapelle du château de Pau, par le cardinal d'Armagnac. Ses parrains sont les rois Henri II de France et Henri II (roi de Navarre) (d'où le choix du prénom Henri), ses marraines sont la reine de France Catherine de Médicis et Isabeau d'Albret, sa tante, veuve du comte de Rohan. Pendant la cérémonie, le roi de France Henri II est représenté par le cardinal de Vendôme, frère d'Antoine de Bourbon.

Henri passe une partie de sa petite enfance dans la campagne de son pays au château de Coarraze. Il fréquente les paysans au cours de ses parties de chasse , et acquiert le surnom de « meunier de Barbaste ». Fidèle à l'esprit du calvinisme, sa mère Jeanne d'Albret prend soin de l'instruire dans cette stricte morale, selon les préceptes de la Réforme

À l'avènement de Charles IX en 1561, son père Antoine de Bourbon l'amène vivre à la cour de France. Il y côtoie le roi et les princes de la maison royale qui sont de son âge. Ses parents s'opposent sur le choix de sa religion, sa mère désirant l'instruire dans le calvinisme, et son père dans le catholicisme.

Durant toute son existence, Henri ne séjournera que très rarement sur les terres de ses ancêtres paternels, le comté puis duché de Vendôme, le château de Vendôme n’étant plus la résidence principale de la famille.

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Henri de Navarre en 1568, dessin de Dumonstier, Paris, BnF, département des estampes.

Durant la première guerre de Religion, Henri est placé par sécurité à Montargis sous la protection de Renée de France. Après la guerre et le décès de son père, il est retenu à la cour comme garant de l'entente entre la monarchie et la reine de Navarre. Jeanne d'Albret obtient de Catherine de Médicis le contrôle de son éducation et sa nomination comme gouverneur de Guyenne (1563).

De 1564 à 1566, il accompagne la famille royale durant son grand tour de France et retrouve à cette occasion sa mère qu'il n'avait pas revue depuis deux ans. En 1567, Jeanne d'Albret le fait revenir vivre auprès d'elle dans le Béarn.

En 1568, Henri participe à titre d'observateur à sa première campagne militaire en Navarre. Il poursuit ensuite son apprentissage militaire durant la troisième guerre de Religion. Sous la tutelle de l'amiral de Coligny, il assiste aux batailles de Jarnac, de La Roche-l'Abeille et de Moncontour. Il combat pour la toute première fois en 1570, lors de la bataille d'Arnay-le-Duc.

En 1572, Henri vint (l’une des rares fois) au château de Vendôme pour y mettre en terre sa mère dans la collégiale Saint-Georges, nécropole des bourbons-Vendôme, au côté de son époux Antoine de Bourbon.

Cette même année, succédant à sa mère Jeanne d'Albret, Henri de Navarre devient roi de Navarre sous le nom de Henri IIIe. Le , il est marié à Paris à la sœur du roi Charles IX, Marguerite de Valois (davantage connue à partir du XIXe siècle sous le sobriquet romancé de « reine Margot »). Ce mariage auquel s'était opposée Jeanne d'Albret dans un premier temps, a été arrangé pour favoriser la réconciliation entre catholiques et protestants. Comme Marguerite de Valois, catholique, ne peut se marier que devant un prêtre, et que Henri ne peut entrer dans une église, leur mariage fut célébré séparément, l'époux demeurant sur le parvis de Notre-Dame. C'était d'ailleurs coutume au Moyen Âge que le mariage fût célébré devant le porche de l'église. S'ensuivent plusieurs jours de fête.

Cependant, dans un climat très tendu à Paris, et à la suite d'un attentat contre Gaspard de Coligny, le mariage est suivi quelques jours plus tard du massacre de la Saint-Barthélemy. Épargné par les tueries du fait de son statut de prince du sang, Henri est contraint quelques semaines plus tard de se convertir au catholicisme. Assigné à résidence à la cour de France, il se lie politiquement avec le frère du roi François d'Alençon et participe au siège de La Rochelle (1573).

Après sa participation aux complots des Malcontents, il est retenu prisonnier avec le duc d'Alençon au donjon de Vincennes (). La clémence du roi lui évite la peine de mort mais il reste retenu à la cour. À l'avènement de Henri III, il reçoit à Lyon un nouveau pardon du roi et participe à la cérémonie de son sacre à Reims.

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Henri et Marguerite de Valois, roi et reine de Navarre (vers 1572). Miniature du livre d'heures de Catherine de Médicis.

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Affiche du film La Reine Margot (1914), réalisé par Henri Desfontaines.

Après avoir passé plus de trois ans comme otage à la cour, il profite des troubles de la cinquième guerre de Religion pour s'enfuir, le . Ayant rejoint ses partisans, il renoue avec le protestantisme, en abjurant le catholicisme le . Il soutient naturellement la cause des Malcontents (association de catholiques et de protestants modérés contre le gouvernement), mais animé d’un esprit modéré, il ne s’entend pas avec son cousin le prince de Condé qui, d’un tempérament opposé, se bat avec zèle pour le triomphe de la foi protestante. Henri de Navarre entend ménager la cour de France et s'assurer en Guyenne la fonction de gouverneur (représentant administratif et militaire du roi). En 1577, il participe timidement à la sixième guerre de Religion menée par son cousin.

Henri est désormais confronté à la méfiance des protestants qui lui reprochent son manque de sincérité religieuse. Il se tient à l’écart du Béarn qui est fermement tenu par les calvinistes. Henri est plus encore confronté à l’hostilité des catholiques. En , il manque de mourir dans un piège organisé dans la cité d’Eauze ; Bordeaux, pourtant capitale de son gouvernement, refuse même de lui ouvrir ses portes. Henri s’installe alors le long de la Garonne à Lectoure et à Agen qui a l’avantage d’être situé non loin de son château de Nérac. Sa cour est composée de gentilshommes appartenant aux deux religions. Ses conseillers sont essentiellement protestants, tels Duplessis-Mornay et Jean de Lacvivier.

D’ à , la reine mère Catherine de Médicis lui rend visite pour achever la pacification du Royaume. Espérant le maintenir plus facilement en obéissance, elle lui ramène son épouse Marguerite.

Pendant plusieurs mois, le couple Navarre mène grand train au château de Nérac. La cour s’amuse notamment en parties de chasse, de jeux et de danses, ce dont se plaignent amèrement les pasteurs. Sous l’influence de l’idéal platonique imposé par la reine, une atmosphère de galanterie règne sur la cour qui attire également un grand nombre de lettrés (comme Montaigne et Du Bartas). Henri se laisse aller lui-même aux plaisirs de la séduction — il s'éprend tour à tour de deux demoiselles de compagnie de la reine : Mlle Rebours et Françoise de Montmorency-Fosseux.

Henri participe ensuite à la septième guerre de Religion relancée par ses coreligionnaires. La prise de Cahors, en , où il réussit à éviter pillage et massacre malgré cinq jours de combats de rue, lui vaut un grand prestige à la fois pour son courage et son humanité.

Henri de Navarre entretient entre 1582 et 1590 une relation avec la catholique Diane d'Andoins à laquelle il promet le mariage et qui le soutient financièrement, la seule de ses maîtresses à être associée à ses affaires : elle semble avoir joué le rôle tant de conseillère politique que de confidente. Les aventures féminines du roi créent la discorde au sein du couple qui n'a toujours pas d'enfants et provoquent le départ de Marguerite pour Paris. Le coup d'éclat de Marguerite à Agen (1585) consommera leur rupture définitive.

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Le château de Nérac dans le Lot et Garonne.

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Portrait de Diane d'Andoins et sa fille Catherine
attribué à Sofonisba Anguissola
Huile sur toile (1,70 m x 1,20 m)

Diane d'Andoins (ou d'Andouins), dite « la belle Corisande », comtesse de Guiche, née en 1554 à Hagetmau où elle est morte en , est surtout connue pour avoir été, entre 1582 et 1591, la maîtresse du roi de Navarre Henri III, devenu le roi de France Henri IV en 1589.

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En 1584, le frère cadet du roi de France, François d'Anjou, meurt sans héritier. N'en ayant pas lui-même, le roi Henri III envisage de confirmer Henri de Navarre comme son héritier légitime. Il envoie le duc d'Épernon pour l'inviter en vain à se convertir et revenir à la cour. Mais quelques mois plus tard, contraint de signer le traité de Nemours pour donner des gages à la Sainte Ligue, il lui déclare la guerre et met hors la loi tous les protestants. La rumeur dit qu'en une nuit, la moitié de la moustache du futur Henri IV blanchit.

Commence alors un conflit où Henri de Navarre affronte à plusieurs occasions le duc de Mayenne. Relaps, Henri est de nouveau excommunié par le pape, puis doit affronter l'armée royale qu'il bat à la bataille de Coutras en 1587.

Plusieurs revirements apparaissent en 1588. Le , la mort soudaine du prince Henri de Condé positionne clairement le roi de Navarre à la tête des huguenots. Le , par un « coup de majesté », le roi de France fait assassiner le duc Henri de Guise ainsi que le frère de celui-ci, le cardinal Louis, le lendemain. Le changement de la donne politique pousse les souverains de France et de Navarre à se réconcilier. Les deux rois se retrouvent au château de Plessis-lèz-Tours et signent un traité le . Alliés contre la Ligue qui contrôle Paris et la plus grande partie du royaume de France, ils parviennent à mettre le siège devant Paris en juillet de la même année.

Le , le roi Henri III est assassiné par Jacques Clément, moine catholique fanatique. Avant de mourir le lendemain des suites d'une blessure au bas-ventre, il reconnaît formellement son beau-frère, le roi Henri III de Navarre comme son successeur légitime, et celui-ci devient le roi Henri IV de France. Sur son lit de mort, Henri III lui conseille de se convertir à la religion de la majorité des Français.

Pour Henri IV commence la longue reconquête du Royaume, car les trois quarts des Français ne reconnaissent pas pour roi un noble protestant. Les catholiques de la Ligue refusent de reconnaître la légitimité de cette succession.

Conscient de ses faiblesses, Henri IV doit d’abord conquérir les esprits. Les royalistes catholiques lui demandent d’abjurer le protestantisme, lui qui à dix-neuf ans avait déjà changé trois fois de religion. Il refuse, mais dans une déclaration publiée le , il indique qu’il respectera la religion catholique. Beaucoup hésitent à le suivre, certains protestants comme La Trémoille quittant même l’armée, qui passe de 40 000 à 20 000 hommes.

Affaibli, Henri IV doit abandonner le siège de Paris car les seigneurs rentrent chez eux, ne voulant pas servir un protestant. Appuyés par l'Espagne, les ligueurs relancent les hostilités, le contraignant à se replier personnellement à Dieppe, en raison de l'alliance avec la reine Élisabeth Ire d'Angleterre, tandis que ses troupes refluent partout.

Cependant, Henri IV est victorieux de Charles de Lorraine, duc de Mayenne, le lors de la bataille d'Arques. Les 10 000 hommes du roi ayant battu 35 000 ligueurs, une analogie se fait avec la victoire de David contre Goliath. Au soutien des nobles, huguenots et politiques rassurés par ce chef de guerre solide et humain, s’ajoutent ceux de Conti et Montpensier (princes du sang), Longueville, Luxembourg et Rohan-Montbazon, ducs et pairs, des maréchaux Biron et d’Aumont, et d’assez nombreux nobles (Champagne, Picardie, Île-de-France).

Il échoue par la suite à reprendre Paris, mais prend d’assaut Vendôme. Là aussi, il veille à ce que les églises restent intactes, et à ce que les habitants ne souffrent pas du passage de son armée. Grâce à cet exemple, toutes les villes entre Tours et Le Mans se rendent sans combat. Il bat à nouveau les Ligueurs et les Espagnols à Ivry le où naît le mythe du panache blanc car Henri IV aurait crié : « Ralliez-vous à mon panache blanc, vous le trouverez toujours sur le chemin de la gloire ». Il assiège Dreux sans succès puis affame Paris, mais ne peut prendre la ville, qui est ravitaillée par les Espagnols. L'approche du duc de Mayenne et du duc de Parme lui fait lever le siège.

Les protestants lui reprochent de ne pas leur donner la liberté de culte : en , il rétablit par l’édit de Mantes (à ne pas confondre avec l'édit de Nantes de 1598) les dispositions de l’édit de Poitiers (1577), qui leur donnait une liberté très limitée du culte. Le duc de Mayenne, alors en guerre contre Henri IV, convoque les états généraux en janvier 1593, dans le but d’élire un nouveau roi. Mais il est déjoué : les états négocient avec le parti du roi, obtiennent une trêve, puis sa conversion. Encouragé par l'amour de sa vie, Gabrielle d'Estrées, et surtout très conscient de l'épuisement des forces en présence, tant au niveau moral que financier, Henri IV, en fin politique, choisit d'abjurer la foi calviniste. Le , par une déclaration connue sous le nom d'« expédient », Henri IV annonce son intention d'être instruit dans la religion catholique.

Henri IV abjure solennellement le protestantisme, le en la basilique Saint-Denis ou il est baptisé par Jacques Davy du Perron. On lui a prêté, bien à tort, le mot selon lequel « Paris vaut bien une messe » (1593), même si le fond semble plein de sens.

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Henri IV à la bataille d'Arques, 21 septembre 1589, école française, Château de Versailles, 1590.

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L'abjuration d'Henri IV, le 25 juillet 1593, en la basilique Saint-Denis. Musée d'art et d'histoire de Meudon

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Afin d’accélérer le ralliement des villes et des provinces (et de leurs gouverneurs), il multiplie les promesses et les cadeaux, pour un total de 25 millions de livres. L’augmentation consécutive des impôts (multiplication par 2,7 de la taille) provoque la révolte des croquants dans les provinces les plus fidèles au roi, Poitou, Saintonge, Limousin et Périgord.

Au début de 1594, Henri IV assiège avec succès Dreux puis il est sacré le en la cathédrale de Chartres : il est l'un des trois rois de France sacrés ailleurs qu'à Reims et Paris, qui étaient en effet tenus par l'armée de la Ligue. Son entrée dans Paris le , où il distribue des billets exprimant son pardon royal et, pour finir, l'absolution accordée par le pape Clément VIII le , lui assurent le ralliement progressif de toute la noblesse et du reste de la population, malgré des réticences très fortes des opposants les plus exaltés, tel Jean Châtel qui tente d'assassiner le roi le à l'hôtel du Bouchage près du Louvre, où réside sa maîtresse Gabrielle d'Estrées. Il bat de manière définitive l'armée de la Ligue à Fontaine-Française.

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Gabrielle d'Estrées.

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Gabrielle d'Estrées (\detʁe\), née au château de Cœuvres en 1573, et morte à Paris dans la nuit du 9 au , est la maîtresse et favorite d’Henri IV de 1591 jusqu'à sa mort.

Gabrielle d’Estrées est la fille d'Antoine d'Estrées, baron de Boulonnois, vicomte de Soissons et Bersy, marquis de Cœuvres, Gouverneur de l'Île de France (grand-maître de l'artillerie sur une très courte période en 1596), et de Françoise Babou de La Bourdaisière. Ils donnent naissance à onze enfants dont sept filles, que la marquise de Sévigné immortalisera dans ses lettres comme étant les « sept péchés capitaux ».

En , le siège de Paris s'étirant en longueur, Roger de Bellegarde, grand écuyer de France et ancien mignon d'Henri III, parle élogieusement de Gabrielle d'Estrées, sa maîtresse, au roi. Le couple part alors au château de Cœuvres où habite Gabrielle. Henri IV conçoit pour elle une vive passion. Selon la légende, Gabrielle résiste plus de six mois à ce monarque sentant fort « de l'aile et du gousset », mais finit par lui céder.

Le 8 juin 1592, Henri IV la marie par souci des conventions à Nicolas d'Amerval (1558-1600) ; sire de Liancourt, Cerfontaines, Mézières et d'Amerval, puis de Falvy-sur-Somme par acquisition avec l'aide du roi, baron de Benais, gentilhomme de la Chambre et gouverneur de Chauny, époux en premières noces en janvier 1591 d'Anne (1565-1591), fille de François le Jeune Gouffier de Crèvecœur). Puis Henri IV demande que le couple divorce afin que Gabrielle retrouve sa liberté (le 7 janvier 1595, en invoquant l'impuissance de Nicolas d'Amerval, qui eut pourtant une postérité). Il l'appelle à la cour, crée pour elle le duché de Beaufort en 1597, et comble d'honneurs tous ses parents.

Elle reçoit d'Henri IV en mars 1596 le château royal de Montceaux-lès-Meaux avec le titre de marquise de Montceaux, puis celui de duchesse de Beaufort en juillet 1597. La jeune femme restera profondément marquée par la haine que lui porte le petit peuple qui l'a déjà surnommée " la duchesse d'Ordures ". Henri IV vient fréquemment la rejoindre en son château, et elle y poursuit les travaux d'embellissement engagés par Catherine de Médicis en construisant de nouveaux bâtiments, notamment les quatre pavillons d'angle.

Le projet de mariage qu'entretient Gabrielle d'Estrées avec Henri IV est freiné par le pape Clément VIII, qui voudrait que le roi épousât sa nièce Marie de Médicis. Marguerite de Valois, épouse du roi depuis 1572, vit séparée de lui de longue date. Le lors d'une fête au palais du Louvre, le roi annonce publiquement son intention d'épouser Gabrielle en lui offrant l'anneau de son sacre. « La presque reine » est détestée aussi bien par le peuple parisien acquis aux Guise ultra-catholiques que par l'aristocratie à cause de ses nombreuses dépenses (robes, bijoux, hôtel de Schomberg en face du Louvre). Elle est l'objet de nombreux pamphlets.

La mort inattendue de la favorite du roi met un terme au problème. Enceinte de quatre mois du quatrième enfant d'Henri IV, elle est prise de convulsions douloureuses le 8 après avoir dîné le 7 avril chez le financier Sébastien Zamet qui lui offrit comme rafraîchissement un citron givré, douleurs qui deviennent atroces les 9 et 10 avril 1599 (jour de sa mort). Les témoins racontent que son visage révulsé noircit au point de la rendre totalement méconnaissable (son aspect est tel que l'entourage du roi l'arrête à Villejuif alors qu'il accourt pour la voir de Fontainebleau, où il séjourne, afin de lui éviter un spectacle si horrible) et qu'elle souffre de douleurs épigastriques (signe de Chaussier évoquant une hypertension artérielle ?), ce qui a fait naître le soupçon d'un empoisonnement par le citron dans lequel la substance nocive aurait été introduite. Mais l'hypothèse la plus probable est qu'elle aurait été victime d'éclampsie, l'éclampsie toxique (intoxication par un taux élevé d'albumine dans les urines, pathologie de la femme enceinte se traduisant par une forte hypertension, allant jusqu'à des convulsions) ayant tous les symptômes de l'empoisonnement. On expulsa de son ventre l'enfant mort-né dont elle était enceinte. Ses obsèques sont célébrées dans l'église Saint-Germain-l'Auxerrois avec les honneurs liés à son rang. Elle est enterrée dans le chœur de l'église de l'abbaye de Maubuisson, dirigée par sa sœur Angélique d'Estrées.

Après sa mort, Henri IV rachète le domaine à ses héritiers et l'offre à Marie de Médicis à l'occasion de la naissance du futur Louis XIII.

GENEALOGIE  LE GAC -  PECHEU :  HENRI IV, SA VIE, SES MAITRESSES...

Gabrielle d'Estrée au bain, anonyme XVI ème.

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En 1595, Henri IV déclare officiellement la guerre à l'Espagne. Il s'agit d'une stratégie habile faisant des derniers ligueurs, soutenus financièrement par Philippe II, des traîtres. Le roi éprouve alors d'énormes difficultés à repousser les attaques espagnoles en Picardie. La prise d'Amiens par les Espagnols et le débarquement d'une troupe hispanique en Bretagne, où le gouverneur Philippe Emmanuel de Lorraine, duc de Mercœur, cousin des Guise et beau-frère du feu roi Henri III, ne reconnaît toujours pas Henri IV pour roi, laisse celui-ci dans une situation périlleuse.

Le roi perd également l'appui de la noblesse protestante. À l'imitation de La Trémoille et de Bouillon, elle s'abstient de paraître au combat. Choqués par sa conversion et par les nombreuses personnalités qui l'imitent, les protestants en plein désarroi reprochent au roi de les avoir abandonnés. Ils se réunissent régulièrement en assemblée pour réactiver leur organisation politique. Ils vont jusqu'à se saisir de l'impôt royal pour leur propre compte.

Après avoir soumis la Bretagne, ravagé la Franche-Comté et repris Amiens aux Espagnols, Henri IV signe en l’édit de Nantes qui met en place une paix entre protestants et catholiques. Nantes est la ville où siège le gouverneur de Bretagne et dernier ligueur, le duc de Mercœur, dont Henri a acheté le ralliement. Au total, les ralliements de nobles ont coûté 35 millions de livres tournois. Les deux armées étant à bout de forces, le est signée la paix de Vervins entre la France et l'Espagne. Après plusieurs décennies de guerres civiles, la France connaît enfin la paix. Henri IV mène une « bataille de l'édit » pour faire accepter l'édit de Nantes aux différents parlements du Royaume. Le dernier est le parlement de Rouen en 1609.

Toutefois, l'article de la paix de Vervins concernant le duc de Savoie devient la cause d'une nouvelle guerre. Le , Henri IV reçoit Charles-Emmanuel Ier de Savoie à Fontainebleau afin de régler le différend. En , le duc de Savoie demande un délai de réflexion de trois mois et repart pour ses États. Le terme de trois mois étant écoulé, Henri IV fait sommer Charles-Emmanuel de se déclarer. Le prince répond que la guerre lui serait moins préjudiciable qu'une paix comme celle qu'on lui offre. Immédiatement, Henri IV lui déclare la guerre, le .

GENEALOGIE  LE GAC -  PECHEU :  HENRI IV, SA VIE, SES MAITRESSES...

Gravure figurant la signature de l'Édit de Nantes par le roi de France Henri IV, le 13 avril 1598 qui met un terme aux guerres de religion entre catholiques et protestants.

GENEALOGIE  LE GAC -  PECHEU :  HENRI IV, SA VIE, SES MAITRESSES...
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Henri IV approche de la cinquantaine et n'a toujours pas d'héritier légitime. Depuis quelques années, Gabrielle d'Estrées partage sa vie mais, n'appartenant pas à une famille régnante, elle ne peut guère prétendre devenir reine. Se comportant tout de même comme telle, Gabrielle suscite de nombreuses critiques, tant de l'entourage royal que des pamphlétaires, qui la surnomment la « duchesse d'Ordure ». Sa mort survenue brutalement en 1599, sans doute d'une éclampsie puerpérale, permet au roi d'envisager de prendre une nouvelle épouse digne de son rang.

En , il obtient l'annulation de son mariage avec la reine Marguerite, et épouse, à la cathédrale Saint-Jean de Lyon, le , Marie de Médicis, fille de François Ier de Médicis et de Jeanne d'Autriche, et nièce de Ferdinand Ier, grand-duc de Toscane alors régnant. Ce mariage est une double bénédiction puisque la dot permet d'effacer toute une année de dettes et que Marie de Médicis met au monde le dauphin Louis l'année suivante, assurant ainsi l'avenir de la dynastie de Bourbon.

Henri IV compromet son mariage et sa couronne en poursuivant sa relation extra-conjugale, commencée peu de temps après la mort de Gabrielle d'Estrées, avec Henriette d'Entragues, jeune femme ambitieuse, qui n'hésite pas à faire du chantage au roi, pour légitimer les enfants qu'elle a eus de lui. Ses requêtes repoussées, Henriette d'Entragues complote à plusieurs reprises contre son royal amant. En 1602, quand Henri IV vient présenter sa filleule, Louise de Gondi, au Prieuré Saint-Louis de Poissy dont elle deviendra prieure en 1623, il remarque en passant la beauté de Louise de Maupeou à qui il fait la cour.

En 1609, après plusieurs autres passades, Henri va se prendre de passion pour la jeune Charlotte-Marguerite de Montmorency.

GENEALOGIE  LE GAC -  PECHEU :  HENRI IV, SA VIE, SES MAITRESSES...
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Rien ne sert de chercher une once d’amour dans l’histoire qui a uni Henri IV à Marie de Médicis. Si le roi de France et de Navarre a épousé la nièce du grand-duc de Toscane en 1600, c’est bien parce qu’il n’en avait pas vraiment le choix. Sa situation matrimoniale était alors plus que préoccupante. En 1572, il s’était marié à Marguerite de Valois – la fameuse reine Margot dont le postérité a tissé la légende –, mais vingt ans plus tard, cette dernière ne lui avait toujours pas offert d’héritier. Henri IV avait pourtant prouvé, plus d’une fois, qu’il n’avait aucun problème de stérilité. Il hésitait même à régulariser sa liaison avec l’une de ses maîtresses, et en même temps légitimer l’un de ses bâtards, pour être débarrassé de tous ces tracas d’ordre conjugal. Gabrielle d’Estrées, favorite qui a marqué l’Histoire, aurait été parfaite dans le rôle, mais elle trépassa malheureusement avant qu’il ne lui passe la bague au doigt.

Après avoir obtenu l’annulation de son premier mariage, le roi de France s’appliqua donc à trouver une seconde épouse. De toutes les jeunes princesses européennes qu’on lui proposait, Henri IV, âgé de 47 ans, jeta son dévolu sur cette héritière florentine d’à peine 25 ans. Aux dires de ses conseillers, Marie de Médicis n’était peut-être pas la plus jolie, mais au moins, elle était la plus riche. Le contrat fut négocié à 600 000 écus, et le mariage fut signé à la hâte – et par procuration – à Florence, le 5 octobre 1600. Marie de Médicis embarqua directement pour un long périple qui s’acheva à Lyon, le 3 décembre de la même année.

Dans la ville, on préparait alors l’arrivée de la future reine de France depuis de longs jours. Il faut dire que cette venue était un véritable évènement, que chacun ne pensait voir qu’une fois dans sa vie. Des tapisseries avaient été déployées partout dans les rues, ainsi que des tentures, accrochées aux fenêtres. Les voies avaient été recouvertes de sable blanc afin d’accueillir le cortège royal.

Paons et poulardes

Henri IV, trop occupé par une guerre contre le duc de Savoie, fit patienter Marie de Médicis six jours dans la capitale des Gaules avant de la rejoindre. Se déroulèrent alors des noces d’un faste incroyable. Le 17 décembre, le légat Aldobrandini, envoyé par le pape, donna sa bénédiction au nouveau couple.

Rares sont les archives qui peuvent nous rapporter le déroulé exact des festivités, mais l’historien Jean-Pierre Babelon dans l’ouvrage À la table des diplomates en dresse le menu. Vraisemblablement, comme il en était coutume, le banquet s’était organisé en quatre services, avec d’innombrables plats chauds et froids déposés sur la table. L’entrée se composait de fruits juteux, de pâtisseries salées, d’abats, de viandes en sauce et de salades d’herbes. Venaient ensuite les potages, avec les viandes bouillies à l'instar de poulets à chicorée, poitrines de veau farcies, gigot de mouton aux marrons, saucisses et andouillettes ou encore pigeonneaux aux câpres. Pour le troisième service, on apportait les viandes rôties : des poulardes, des paons mais aussi du gros gibier à poils. Enfin, le dessert était composé de fruits secs, de pâtes de fruits, de fromages, de gelées et de pâtisseries sucrées. Difficile de giguer après tout cela !

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Couronnement de la reine Marie de Médicis à Saint-Denis la veille de l'assassinat du roi (Louvre - Tableau de Pierre Paul Rubens). Le roi apparait dans le petit balcon situé au dessus de la scène du couronnement

Henri IV s'appuie, pour gouverner, sur des ministres et conseillers compétents comme le baron de Rosny, futur duc de Sully, le catholique Villeroy et l'économiste Barthélemy de Laffemas. Les années de paix permettent de renflouer les caisses. Henri IV fait construire la grande galerie du Louvre qui relie le palais aux Tuileries. Il lance plusieurs campagnes d'agrandissement et de décors dans les grands châteaux royaux, à Fontainebleau et à Saint-Germain-en-Laye, en faisant appel à plusieurs sculpteurs de talent (Pierre Biard l'Aîné, Pierre Franqueville, Mathieu Jacquet, Barthélemy Prieur, Jean Mansart) et des peintres français ou flamands (Toussaint Dubreuil, Ambroise Dubois, Jacob Bunel, Martin Fréminet). Il met en place une politique d'urbanisme moderne. Il poursuit ainsi la construction du pont Neuf commencé sous son prédécesseur. Il fait bâtir à Paris deux nouvelles places, la place Royale (aujourd'hui place des Vosges) et la place Dauphine, sur l'île de la Cité. Il projette également de créer une « place de France » semi-circulaire au nord du Marais, mais elle ne verra jamais le jour.

Son règne voit cependant le soulèvement des paysans dans le centre du pays et le roi doit intervenir à la tête de son armée. En 1601, après la guerre franco-savoyarde, le traité de Lyon établit un échange territorial entre Henri IV et Charles-Emmanuel Ier, duc de Savoie : le duc cède à la France la Bresse, le Bugey, les pays de Gex et du Valromey, possession du duché de Savoie depuis plusieurs siècles, mais le contrôle du marquisat de Saluces, en territoire italien, lui est en revanche reconnu. Après le traité, Henri IV doit faire face à plusieurs complots dirigés depuis l'Espagne et la Savoie. Il fait ainsi exécuter le duc de Biron et embastiller le duc d’Angoulême, le dernier des Valois, fils bâtard de Charles IX.

Pour rassurer les anciens partisans de la Ligue, Henri IV favorise également l'entrée en France des jésuites qui pendant la guerre avaient appelé à l'assassinat du roi, crée une « caisse des conversions » en 1598. Il se réconcilie avec le duc de Lorraine Charles III et marie, avec le fils de celui-ci, sa sœur Catherine de Bourbon. Henri IV se montre fervent catholique — sans être dévot — et incite sa sœur et son ministre Sully à se convertir, mais aucun d'eux ne le fait.

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Petit à petit, la France doit être remise en état. La production agricole retrouve son niveau de 1560 en 1610. Le désir de paix est unanime : il favorise la mise en place de l’édit de Nantes, la reconstruction, dans le Languedoc et le Nord de la France, a un effet d’entraînement sur toute l’économie.

Le roi et son ministre Sully sont conscients que les arts et l'artisanat d'excellence ont un rôle à jouer dans le redressement économique du Royaume. Henri IV cherche notamment à mettre fin aux importations massives de tapisseries des Flandres, qui déséquilibrent la balance commerciale française : il offre en 1597 au maître lissier Girard Laurent de s'établir dans l'ancienne Maison professe des jésuites (désertée par ces derniers à la suite de l'expulsion des jésuites du Royaume), où il sera rejoint par le lissier Maurice Dubout. En 1606, les deux tapissiers du roi s'installent dans les nouvelles galeries du Louvre, que le roi transforme en véritable « pépinière » d'artistes. Peintres, sculpteurs, brodeurs, orfèvres, armuriers et ingénieurs y sont logés et bénéficient d'un brevet qui les tient à l'écart des règles contraignantes des corporations. Dans le même temps, les lissiers flamands Marc de Comans et François de La Planche reçoivent l'autorisation pour l'ouverture d'une manufacture de tapisseries « façon de Flandres » dans des ateliers du faubourg Saint-Marcel. C'est l'ancêtre de la célèbre manufacture royale des Gobelins.

Barthélemy de Laffemas et le jardinier nîmois François Traucat s'inspirent des travaux de l'agronome protestant Olivier de Serres et jouent un rôle majeur dans l'histoire de la soie en faisant planter des millions de mûriers dans les Cévennes, à Paris et d'autres régions.

Le canal de Briare reliant la Seine et la Loire pour le développement agricole est le premier canal de transport fluvial creusé en France. D'autres projets sont préparés mais ensuite abandonnés à la mort d'Henri IV.

« Poule chimérique que le roi Henri aurait promise à toutes les marmites du royaume, la poule au pot s'est construite depuis le xviiie siècle comme plat mythique et comme lieu de mémoire ». Mais dans une querelle avec le duc de Savoie, il aurait prononcé son désir que chaque laboureur ait les moyens d'avoir une poule dans son pot. Le duc de Savoie, en visite en France, apprenant que les gardes du roi ne sont payés que quatre écus par mois, propose au roi de leur offrir à chacun un mois de paye ; ce à quoi le roi, humilié, répond qu'il pendra tous ceux qui accepteront, et évoque alors son souhait de prospérité pour les Français, symbolisé par la poule au pot. Son ministre Sully explique dans ses mémoires intitulés Les Œconomies royales sa conception de la prospérité de la France, liée au développement de l'agriculture : « pâturage et labourage sont les deux mamelles de la France. »

Sully règle le problème de la dette en déclarant la France en faillite vis-à-vis de certains créanciers et en négociant les remboursements à la baisse vis-à-vis des autres. Par exemple, en 1602, la France doit 36 millions de livres tournois aux cantons suisses mais, après négociation, elle n'en doit plus que 16 millions en 1607. À partir de 1598 est lancée une enquête contre les faux nobles. Aussi, en 1604, un impôt de succession pour les charges d'officiers est créé : la paulette. L'officier doit verser chaque année un soixantième de la valeur de l'office pour qu'elle devienne héréditaire.

La société reste cependant violente : les soldats congédiés forment des bandes organisées militairement qui écument les campagnes. Pourchassées par les forces de l'ordre royales légitimes, elles disparaîtront progressivement dans les années 1600. Les mœurs au sein de la noblesse restent également violentes : ainsi en 1607 sont enregistrés 4 000 morts par duel ; par ailleurs les enlèvements de jeunes filles à marier provoquent des guerres privées, où là aussi le roi doit intervenir.

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Dans la continuité de ses prédécesseurs, Henri soutient les expéditions maritimes en Amérique du Sud et favorise le projet d'une implantation au Brésil. Mais c'est en Nouvelle-France que les Français parviennent à se fixer durablement. Dès 1599, le roi accorde le monopole du commerce des fourrures à Tadoussac, en Nouvelle-France, à François Dupont-Gravé et à Pierre Chauvin. Par la suite, Henri IV donne le monopole du commerce des fourrures et charge Pierre Dugua de Mons (protestant) de monter une expédition, sous les ordres de Samuel de Champlain, et d'établir un poste français en Acadie. Ce sera en premier sur l'Île Sainte-Croix (aujourd'hui Dochet Island au Maine), en 1604 et par la suite à Port-Royal, en Nouvelle-France, au printemps 1605. Mais le monopole est révoqué en 1607, ce qui mettra fin à la tentative de peuplement. Le roi charge Samuel de Champlain de lui faire rapport de ses découvertes. En 1608 le monopole est rétabli, mais pour un an seulement. Champlain est envoyé, avec François Dupont-Gravé, pour fonder Québec, qui est le départ de la colonisation française en Amérique, pendant que de Mons reste en France pour faire prolonger le monopole.

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L'assassinat d'Henri IV, rue de la Ferronnerie à Paris. Gravure de Gaspar Bouttats, fin du XVIIe siècle.

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La fin du règne d'Henri IV est marquée par des tensions avec les Habsbourg et la reprise des hostilités contre l'Espagne. Henri IV intervient dans le conflit de succession qui oppose l'empereur de confession catholique aux princes allemands protestants, qu'il soutient, dans la succession de Clèves et de Juliers. La fuite du prince de Condé en 1609 à la cour de l'infante Isabelle ravive les tensions entre Paris et Bruxelles. Henri IV, estimant son armée prête à reprendre le conflit qui s'était arrêté dix ans plus tôt, s'allie aux protestants allemands de l'Union évangélique. Le , François de Bonne de Lesdiguières, représentant d'Henri IV de France dans le château de Bruzolo en Val de Suse, signe le traité de Bruzolo, avec Charles-Emmanuel Ier, duc de Savoie.

Le déclenchement d'une guerre européenne ne plaît ni au pape, soucieux de la paix entre princes chrétiens, ni aux sujets français, inquiets de leur tranquillité. Ne pouvant accepter une alliance avec des princes protestants contre un souverain catholique, des prêtres ravivent par leurs sermons les esprits échauffés des anciens Ligueurs. Le roi voit également un parti qui s'oppose à sa politique au sein même de l'entourage de la reine. Le roi est dans une position fragile qui n'est pas seulement le fait des catholiques, puisque les protestants cherchent à maintenir grâce à l'édit de Nantes leurs privilèges politiques.

Tout en préparant la guerre, on s'apprête au couronnement officiel de la reine à Saint-Denis. Celui-ci se déroule le . Le lendemain, alors qu'il traverse Paris pour aller rendre visite à Sully, souffrant, le roi est poignardé par François Ravaillac, catholique fanatique, au 8-10 rue de la Ferronnerie à Paris.. Dans le carrosse qui le ramène au Louvre, le roi Henri IV meurt de ses blessures, à l'âge de 56 ans. L'enquête conclut à l'action isolée d'un fou.

Ravaillac est écartelé le sur la place de Grève, à Paris, pour avoir assassiné le roi Henri IV.

Après autopsie et embaumement du défunt roi qui avait promis sa relique royale au collège des jésuites de La Flèche, son cœur est placé dans une urne de plomb contenue dans un reliquaire d'argent envoyé à l’église Saint-Louis de La Flèche et son corps est exposé dans une chambre de parade du Louvre puis son effigie dans la salle des Cariatides.

Henri IV est enterré à la basilique Saint-Denis le , à l'issue de plusieurs semaines de cérémonies funèbres qui commencent déjà à faire naître la légende du bon roi Henri. Au cours du lit de justice tenu le , son fils aîné âgé de neuf ans, le roi Louis XIII, proclame la régence de la reine Marie de Médicis, veuve d'Henri IV.

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Henri IV et la famille royale : son épouse Marie de Médicis et ses quatre enfants Louis XIII, Élisabeth, Christine et Monsieur d’Orléans.

Enfants légitimes

Son premier mariage avec Marguerite de France fut infécond. Le roi était en effet atteint d'une malformation congénitale des organes reproducteurs connue sous le nom d'hypospadias ayant pour conséquence une courbure de la verge accompagnée d'un phimosis. Sa malformation ne fut corrigée que par une opération alors que le roi avait plus de 40 ans. Henri IV eut six enfants de son mariage avec Marie de Médicis :

Descendants illégitimes

Henri IV eut également au moins 12 enfants illégitimes :

Les petites maîtresses d'Henri IV

Madame Vincent :

C’est une charbonnière. Elle est l’une des premières maîtresses d’Henri IV.

 

Bretine de Duras :

Bretine de Duras est la dernière fille d’un meunier. Henri IV, qui n’est encore que le roi de Navarre, la remarque et en fait sa maîtresse.

 

Louise Borré

Née vers 1555, à Mésanger, Louise Borré est la fille de Jean ou Jehan Borré, notaire royal. Elle est l’une des nombreuses maîtresses passagères d’Henri de Navarre, Henri IV. Elle devient la maîtresse du roi de Navarre, vers les années 1575-1576. Très féconde, elle lui donne un fils : Hervé Borré en 1576. Louise Borré meurt en 1632. Son fils, Hervé, se mariera en 1603, avec Perrine Lebreton. Ils auront cinq enfants et il mourra en 1643.

 

La Boulangère de Saint-Jean :

C’est une boulangère qui habite à Saint-Jean. Elle fut considérée sans doute l’une de ces maîtresses passagères et sans lendemain que le roi a peut-être rencontré lors de ses voyages. Elle devient maîtresse d’Henri IV pour peut-être une nuit. Après cette aventure, on perd totalement sa trace.

 

Mademoiselle de Montagu :

Elle devient une maîtresse épisodique du roi de Navarre, en 1579.

 

Madame d’Allous :

L’une des nombreuses petites et peu connues maîtresses d’Henri IV le Vert-Galant. Elle est la remarquée par Henri de Navarre, en 1579, qui en fait aussitôt sa maîtresse.

 

Aimée Le Grand :

Sans doute l’une des nombreuses maîtresses sans lendemain d’Henri IV. Elle rencontre le roi de Navarre en 1579 et devient aussitôt sa maîtresse mais pour de très courte durée.

La Garce de Goliath :

C’est ainsi qu’elle est surnommée. Cela nous laisse penser que c’est peut-être une femme aux mœurs dissolues, de petite vertu. Elle gagne les faveurs du roi de Navarre et devient sa maîtresse qu’en 1579 mais leur relation n’est que passagère.

 

Mme de Kernevenoy : 

Épouse du professeur d’équitation d’Henri de Navarre, lorsqu’il était jeune

 

 Catherine de Luc :

Catherine de Luc est la fille d’un médecin d’Agen. Elle devient maîtresse d’Henri IV, vers 1579, encore roi de Navarre pour une courte durée. Malgré cette aventure sans lendemain, elle parvient à lui donner un enfant. On croit que c’est sans doute l’une des premières maîtresses d’Henri IV qui lui ont des enfants. Mais Henri de Navarre, inconstant comme toujours la délaisse et l’abandonne pour une autre. Catherine, après cet abandon, se laissa mourir de faim.

 

Arnaudine :

Arnaudine est la servante de Catherine de Luc, la fille du médecin d’Agen. Lorsque le roi a pris pour maîtresse sa maîtresse, elle en profite aussi et gagne les faveurs du roi de Navarre, Henri III, futur Henri IV, qui devient son amant mais pour une courte durée.

 

Anne de Cambefort :

Anne de Cambefort est l’une des nombreuses et petites maîtresses du roi de France, Henri IV. Elle devient la maîtresse royale d’Henri IV, encore roi de Navarre, en 1579. Mais ce n’est qu’une aventure sans lendemain et Henri IV, digne de son surnom de Vert-Galant, la délaisse pour une autre. Anne de Cambefort ne le supporte pas et se jette par la fenêtre après le départ du roi de Navarre.

 

Anne de Balzac de Montaigu :

Elle devient la maîtresse passagère du roi Henri de Navarre en 1579.

 

Anne de Petonville :

L’une des nombreuses, petites, passagères, inconnues maîtresses d’Henri IV. Elle le devient vers 1580.

 

La nourrice de Casteljaloux :

C’est l’une des peu connues maîtresses d’Henri IV.

 

Les sœurs jumelles de l’Epsée :

Elles sont sœurs jumelles. Elles partagent toutes les deux les faveurs du roi de Navarre et deviennent ses maîtresses vers 1580.

 

Madame de Sponde :

Elle est apothicaire. Elle gagne les faveurs d’Henri de Navarre et devient sa maîtresse en 1580.

 

Mademoiselle Maroquin :

Elle devient la maîtresse du roi de Navarre en 1580.

 

Xainte :

Elle est soubrette de la reine Margot. Elle est remarquée par l’époux de celle-ci, Henri de Navarre, qui en fait aussitôt sa maîtresse, en 1580.

 

Marguerite de Gramont :

Marguerite de Gramont, vicomtesse de Duras, belle sœur de Corisande, grande amie de Margot, fut l'une des petites maitresses de Henri IV

 

Martine de Boislambert

C’est une rochelaise qui devient la maîtresse passagère d’Henri IV, vers 1587. De cette union sans lendemain, naît un enfant.

 

Bretoline :

Elle devient maîtresse passagère d’Henri IV, encore roi de Navarre, vers 1589.

 

Madame de Foulebon ou Fontlebon, comtesse de Civray :

Charlotte de Fontlebon entre comme fille d'honneur de Marie de Médicis en 1606. Elle touche 200 livres de gages.

Elle devient maitresse du roi vers 1608 (dans l'intervalle de la grossesse de Charlotte des Essarts) et déclenche la fureur de la reine qui menace de la renvoyer lorsqu'elle découvre l'affaire. Henri IV, lui aussi furieux de l'esclandre de sa femme menace lors d'un séjour à Fontainebleau de la renvoyer en Italie si elle s'avisait de renvoyer la Fontlabon. Le roi la délaissera ensuite pour Angélique Paulet (1591-1650) puis s'avisera de tomber amoureux de la belle Charlotte Marguerite de Montmorency (1594-1650), à qui il fera épouser le prince de Condé.

Après la mort du roi, elle épouse François II seigneur de Chémerault et Marigny, comte de Civray, chevalier de l'ordre du roi, gouverneur de Lusignan (nommé le 30/11/1603) qui sera tué en commandant une compagnie de chevau-légers sous les ordres de Monsieur de Guise en janvier 1616

C’est une châtelaine qui devient maîtresse d’Henri IV en 1589.

 

Catherine de Verdun :

Fille de Nicolas de Verdun, seigneur des Places (v.1525-1569) et de  Catherine Hotman  Elle est la supérieure de l’abbaye de Longchamp en 1590 Elle devient la maîtresse d’Henri IV en 1590. Le roi lui donnera en retour le prieuré de Saint-Louis de Vernon. Elle décéda après 1633.

 

Madame Quelin :

Madame Quellin est l’épouse d’un conseiller de Parlement à Paris. Elle devient la maîtresse du roi de France, Henri IV, en 1598. En ce moment, Henri IV a une maîtresse en titre Gabrielle d’Estrées (il lui fait donc une infidélité).

 

Isabelle Potier :

Isabelle Potier est la femme du président de Boinville. Elle rencontre vers 1598, le roi de France, Henri IV, qui en fait aussitôt sa maîtresse. Elle l’est pour quelques mois (de 1598 à 1599). C’est l’une de plusieurs infidélités qu’il fit à sa maîtresse, Gabrielle d’Estrées, alors enceinte du quatrième et dernier enfant d’Henri IV.

 

Mademoiselle Clein :

C’est une maîtresse passagère d’Henri IV en 1599.

 

La Glandée, fille de joie :

Elle est surnommée ainsi. Cela nous laisse voir que c’est une fille prostituée. Elle devient aussi la maîtresse passagère d'Henri IV en 1599.

D'après certaines sources comme le site Histoire et secrets ou Anais Geeraert, on peut aussi citer d'autres maitresses comme :

Fleurette de Nérac, vers 1571, fille d'un jardinier de Nérac.

Fleurette de Nérac morte le à Nérac est une paysanne française et l'une des premières maîtresses du futur Henri IV, alors prince de Navarre.

Sa relation avec le jeune prince est entourée de plusieurs récits et légendes. L'expression « conter fleurette » serait notamment née de cette relation.

Jeune habitante de la ville de Nérac, fille d'un jardinier du château, Fleurette de Nérac connut le futur roi Henri IV et eut une aventure amoureuse avec celui-ci dans les années 1571-1572. Lorsque le roi la quitta, la légende veut qu'elle se noyât de désespoir dans la Baïse.

En réalité, Fleurette de Nérac vécut pendant 20 ans après cette aventure supposée et mourut le .

Charlotte de Sauvé en 1572, fille d'honneur de Catherine de Médicis.

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Nérac - Parc de la Garenne - Grotte de Fleurette : statue de Fleurette sculptée par Daniel Campagne.

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Charlotte de Sauve, en 1572, fille d'honneur de Catherine de Médicis.

Charlotte de Beaune-Semblançay, baronne de Sauve et marquise de Noirmoutier, née le et morte le à Paris, est une dame d'honneur de la reine Catherine de Médicis.

Elle est connue pour avoir été la maîtresse de plusieurs personnages célèbres de la cour de France : François d'Anjou, Henri de Navarre et Henri de Guise.

Elle est la fille de Jacques II de Beaune-Semblançay, lui-même petit-fils de Jacques Ier de Beaune-Semblançay, surintendant des finances de François Ier et de Gabrielle de Sade. Elle est une dame d'honneur puis la dame d'atours de Catherine de Médicis qu'elle sert avec fidélité avant de devenir en 1574 dame d'honneur de la reine de Navarre Marguerite de France. Elle épouse en 1569 Simon Fizes, baron de Sauve, secrétaire d'État de Charles IX et Henri III, qui décède en 1579. Elle se remarie avec François de La Trémoïlle, marquis de Noirmoutier en 1584 à qui elle donne en 1586 un fils, Louis Ier de La Trémoïlle, lui-même père de Louis II de La Trémoille, premier duc de Noirmoutier.

Appréciée à la cour pour sa douceur, sa beauté et son absence d'arrogance, le secrétaire Jules Gassot vanta ses qualités dans son Mémorial. Un contemporain affirme qu'elle a « La cuisse longue et la fesse alerte ».

Charlotte devient la maîtresse du roi de Navarre (le futur Henri IV de France) en 1572 et reste sa maîtresse jusqu'en 1577. Elle aurait eu également pour amant François d'Alençon en 1575, (frère du roi Henri III), qu'elle oppose à Navarre dans une furieuse rivalité. Marguerite, reine de Navarre, l'accuse dans ses mémoires d'avoir favorisé la rupture sentimentale avec son époux. Elle devient aussi la maîtresse d'Henri Ier de Guise, avec qui elle passe la nuit entre le 22 et le 23 décembre 1588, date à laquelle Henri fut assassiné sur ordre du roi Henri III. Elle eut de nombreux autres favoris, tels le duc d'Épernon et le seigneur d'Avrilly. En 1583, elle est chassée de la cour pour « inconduite effrénée » jusqu'à son nouveau mariage.

À la mort d'Henri III en 1589, Charlotte et son époux s'exilent à Doué en attendant la reconstitution de la cour. Elle meurt en 1617.

Jeanne de Monceau de Tignonville, en 1577 et 1578. Henri IV la marie avec François de Pardaillan, baron de Panjas, afin qu'elle cède à ses avances.

Fille de Lancelot du Monceau de Tignonville, seigneur de Tignonville (Loiret) et de Marguerite de Selve (fille de Jean de Selve (1465-1529), premier président du Parlement de Paris), gouvernante de Catherine de Bourbon (1559-1604), sœur d'Henri IV.

Amie d'enfance d'Henri qu'elle nommait encore « Navarre », elle eut une relation avec celui-ci dans les années 1577 et 1578. Elle eut également une courte relation avec Brantôme. Le roi la maria le à Paris, à François-Jean-Charles de Pardaillan, baron de Pardaillan et de Panjas, décédé en 1598, pour qu'elle cède à ses avances. Henri et ses contemporains la surnommaient « La petite Tignonville ».

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Victoire d’Alaya ou d'Ayelle est une jolie fille qui vient de l’Espagne. Née en 1553, elle est la fille de Francisque d'Ayelle et de Portia Pagano. Elle devient la fille d’honneur de la reine-mère, Catherine de Médicis en 1573, âgée de seulement de 20 ans. Elle fait aussi partie de l’escadron volant (composé des jeunes et plus jolies filles de la cour) de cette dernière. Or, Catherine de Médicis est la belle-mère du roi de Navarre (sa fille, Marguerite de Valois connue sous la reine Margot est la femme de ce dernier). Lorsqu’il la remarque, Henri IV fait bien sûr de Victoire, sa maîtresse mais comme d’habitude pour de courte durée. Elle quitte sa charge de demoiselle d'honneur en 1580 pour se marier à Paris avec Camille de Féra (v.1513-1594). A cette occasion, elle a été dotée par la reine-mère de 20 000 livres tournois à prendre sur le domaine de Valois. Deux enfants naitront de cette union : un garçon, Charles (1581-1678) et une fille, Victoire. Mlle d'Ayelle meurt après 1584. Elle est souvent confondue avec la "Dayelle" qui était originaire de l'ile de Chypre, qui fut aussi fille d'honneur de la reine Margot et maitresse de Henri IV.

Source : Les favorites royales.

Marguerite d'Avila dite Dayelle

Fille d'Antoine d'Avila et de Florence Synticlico, Marguerite d'Avila naquit vers 1553. D'origine cypriote fut rescapée du sac de Chypre en 1571. Selon Harlay de Sancy, la liaison avec le roi de Navarre débuta en 1575 lorsque Henri fut détenu à la cour après sa participation aux complots des Malcontents. Leur liaison s'achève la même année pour reprendre d'octobre 1578 à mars 1579 à la cour de Nérac.

Elle épousa Jean d'Hemeries, gentilhomme normand "l'un des plus braves et renommées officiers que le roi Henri III avait en ses armées". Ils auront sept enfants : trois filles mariées en Basse-Normandie, trois autres religieuses à Caen et un fils dont les noms sont inconnus.

Son frère, Horatio, reçoit en 1576, 500 livres de gages annuels de la part d'Henri III en qualité de gentilhomme de sa chambre.

Elle fut remplacée dans le coeur d'Henri IV par Marguerite dite Mlle de Rebours.

Marguerite d'Avila était surnommée par ses contemporains la Dayelle. Alors on a tendance à la confondre avec Victoire d'Ayelle dite Victoire d'Alaya, autre fille d'honneur de Catherine de Médicis.

Marguerite d'Avila mourut le 22 avril 1625, âgée de soixante-douze ans.

source : les favorites royales.

 

Marguerite de Mlle de Rebours née vers 1557, était la fille de Guillaume de Rebours. A vingt-deux ans, elle devient la fille d'honneur de Marguerite de Valois dite "la reine Margot", reine de Navarre en 1579. Elle ne tarde pas de se faire remarquer par Henri IV alors roi de Navarre qui ne tarde pas de la mettre dans son lit alors peu avant le voyage en Guyenne. Elle succède alors à la Dayelle.

Marguerite de Valois qui la détestait, disait : "Rebours qui était celle qu'il avait aimée, qui était une fille corrompue et double, qui ne désirait que de mettre Fosseuse dehors, pensant tenir sa place en la bonne grace du roi mon mari..."

Vers cette époque, Melle de Rebours tomba malade. Brantome raconte qu'elle le fut à Chenonceaux : "la reine de Navarre (Marguerite de Valois) à qui elle avait joué plusieurs mauvais tours, la voyant souffrir beaucoup ne laissa pas de la voir et de la secourir jusqu'à ce qu'elle fut morte..."

Le roi ne tarda pas à délaisser la jeune femme pour Mlle de Montmorency-Fosseux dite "la belle Fosseuse". C'est Agrippa d'Aubigné qui le dit : "il arriva que le roi de Navarre et sa maison furent obligés de partir de Pau et de laisser Rebours qui y était tombée malade ; ainsi le roi cessa de l'aimer, ou du moins de lui en conter, pour se donner tout entier à Melle de Fosseux, qui lui fut plus traitable, et devint grosse d'une princesse qui était morte quand sa mère accoucha à Nérac..."

Après la rupture avec le roi de Navarre, Melle de Rebours tomba follement amoureuse de Geoffroi de Buade, seigneur de Frontenac :

Rebours n'éprouve tant de Frontenac la foi

que l'épreuve à la fin ne soit pour lui mortelle

Je vois bien que son coeur te porte une amour telle

qu'impossible est qu'il vive étanyt privé de toi.

(poésie de Guillaume du Sable).

Celui-ci mourut deux ans plus tard, en 1581.

Célibataire et sans enfants, Mlle de Rebours mourut à Paris en juin 1610, un mois apres son ancien amant. "En ce mois, mourut à Paris de ma connaissance Mademoiselle la présidente de Rebours..." dit un contemporain.

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Louise de La Béraudière de l'Isle Rouhet1530 - † après 1586), parfois surnommée « La belle Rouhet » (nom qu'elle tenait d'une seigneurie de son père, René (Louis) de La Béraudière sire de Beaumont et Rouhet ; sa mère était Madeleine du Fou de L'Isle-Jourdain du Vigeant), fut une dame d'honneur de la reine Catherine de Médicis. On lui prête des aventures avec des membres de la famille royale de France.

D'une grande beauté, Louise de La Béraudière séduisit le roi de Navarre Antoine de Bourbon dont elle devint la maîtresse. On prétend qu'elle fut encouragée par Catherine de Médicis qui espérait ainsi faire passer ses exigences auprès d'Antoine de Bourbon par son intermédiaire. C'est ainsi qu'Antoine délaissa peu à peu l'affection de Jeanne d'Albret, sa femme, et finit par se convertir à la religion catholique. Jean Calvin, affolé de cette conversion écrivit même :

« Il est tout à Vénus, […] la matrone, qui est expérimentée en cet art, a extrait de son harem ce qui pouvait attraper l'âme de notre homme en ses filets. »

Louise donna à Antoine en 1554 un fils, Charles de Bourbon, qui entra dans les ordres et devint archevêque de Rouen en 1594, avant d'être délaissée par lui pour la maréchale de Saint-André, Marguerite de Lustrac.

On lui prête souvent un premier mariage, en 1562 avec Louis de Madaillan d'Estissac, mort en 1565, mais il semble que madame d'Estissac soit en fait une cousine homonyme (cf. l'article Louis d'Estissac, avec des références). C'est en tout cas l'épouse de Louis d'Estissac ― donc semble-t-il une cousine éloignée de la Belle Rouet ― qui habite le château de Coulonges-les-Royaux, fief des Madaillan dans le Poitou, où elle donne naissance à un fils, Charles d'Estissac († 1586 dans un duel où il était témoin de Claude de Pérusse des Cars, prince de Carency), et en 1564 à une fille, Claude d'Estissac, qui épouse le François IV de La Rochefoucauld. Dans sa demeure poitevine, madame d'Estissac reçoit plusieurs personnalités importantes tels Catherine de Médicis, Marguerite de France, Michel de Montaigne (et François Rabelais ? ? : † en 1553 !).

La belle Rouet est courtisée par Brantôme, qui lui adressera quelques vers passionnés :

Je n'ai jamais, Rouet, souffert douleur pareille
Et si ai de mon sang vu la terre vermeille
De lance, arquebusade et épée en maints lieux,
Crois donc que l'on n'éprouve en guerre plaie telle
Que celle qui nous vient au cœur par les beaux yeux
d'une chaste beauté humainement cruelle

Néanmoins, elle préfèrera accorder ses faveurs au célèbre Michel de Montaigne. La rumeur et la propagande protestante puritaine prétend que Louise de La Béraudière aurait servi à déniaiser Charles IX, mais l’historien Simonin rappelle que le retard sexuel de l'enfant roi rend impossible leur relation. Plus sérieusement, elle aurait également été la maîtresse passagère du fougueux duc d'Anjou, au point d'en être enceinte. Toute sa vie durant, Louise aura de nombreux soupirants, dont Claude de Clermont, vicomte de Tallard. Une nuit que Louise était las des mots d'amours répétitifs du vicomte, elle lui aurait déclamé :

« Si vous m'aimez tant et que vous soyez si courageux que vous dites, donnez-vous de votre dague dans votre bras pour l'amour de moi. »

Enfin, en 1580, elle rencontre Robert de Combault, seigneur d'Arcis-sur-Aube et maître d'hôtel du roi, capitaine des garde de la reine, dont elle a deux filles: Claude et Louise. Mais après la mort de son fils lors d'un duel en 1586, elle disparaît dans la solitude et le repentir.

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Mademoiselle de Montaigu vers 1579.

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Henri IV et la belle Fosseuse d'après un tableau d’Antoine Morlon.

Françoise de Montmorency-Fosseux, dite « la belle Fosseuse », (née en 1566 et morte le à Broc), est une aristocrate française qui fut la maîtresse d'Henri III de Navarre (futur roi Henri IV), de 1579 à 1581.

Elle est la plus jeune des cinq filles de Pierre de Montmorency. À l'âge de 13 ans, elle devient dame de compagnie de la reine Margot. Jeune fille timide et rougissante, et encore toute bonne. Le roi soupira devant cette jeune enfant. Et pour la séduire, il la cajola, il lui offrait des friandises, des massepains, confitures de rose. Il l'appelait « ma fille ». Elle finit par céder aux avances du roi pendant un voyage à Montauban. Des ambitions lui vinrent alors. Elle devint arrogante face à la reine Marguerite. Elle ne cessait de monter Henri contre elle, dans l'espoir de peut-être se faire épouser. Elle finit par tomber enceinte, et s'enorgueillit de pouvoir donner un enfant à Henri, et se voyait déjà reine. Mais Françoise avait peur des commérages, et elle entraîna le roi aux Eaux-Chaudes du 7 au , pour fuir la cour de Nérac. Henri voulait que la reine Marguerite leur serve de chaperon, mais elle les attendit à Bagnères de Bigorre. La reine Margot proposa de l'éloigner de la cour mais Fosseuse hurla qu'elle refusait de partir. Finalement, elle eut une fille mort-née en 1581. Le roi fut prévenu par le médecin et Marguerite fit en sorte que l'accouchement se passe le plus discrètement possible. La reine servit de sage femme. Marguerite fut invitée par sa mère Catherine de Médicis à venir à Paris, avec ses dames d'honneur y compris Françoise. Et la reine mère donna le conseil à sa fille de renvoyer Françoise à ses parents. Marguerite suivit le conseil, et chassa Fosseuse de la cour en 1582. Henri le prit comme une injure personnelle, mais ne fit rien pour la récupérer, puis il tomba sous le charme de la « belle Corisande ».

Françoise épousa, le , François de Broc, baron de Cinq-Mars. Elle meurt en 1641 à Broc (aujourd'hui en Maine-et-Loire) et est inhumée le même jour dans l'église du village, cependant que son cœur est déposé à Échemiré

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Diane d'Andouins et son fils.

Diane d'Andoins (ou d'Andouins), dite « la belle Corisande », comtesse de Guiche, née en 1554 à Hagetmau où elle est morte en , est surtout connue pour avoir été, entre 1582 et 1591, la maîtresse du roi de Navarre Henri III, devenu le roi de France Henri IV en 1589.

Elle est la fille de Paul, baron d'Andoins, seigneur de Lescar, vicomte puis comte de Louvigny, et de Marguerite de Cauna. Elle est alors une des plus riches héritières du Béarn.

Émancipée le , elle épouse Philibert de Gramont (1552-1580) qui a alors 15 ans, sénéchal de Béarn, comte de Gramont et de Guiche, vicomte d'Aster et de Louvigny, seigneur de Lescure, gouverneur de Bayonne, le . Philibert meurt d'une blessure en 1580 au siège de La Fère en Picardie et Diane se retrouve veuve à 26 ans.

Elle est la mère d'Antoine II, duc de Gramont (né vers 1572-1644), et d'une fille, Catherine.

Femme réputée d'une grande beauté et d'une culture étendue, qui a notamment été en relation avec Montaigne, elle s'éprend de littérature courtoise. C'est dans le roman de chevalerie Amadis de Gaule qu'elle trouve une héroïne à qui elle s'identifie, au point d'adopter son nom : « Corisande ».

Henri III de Navarre, alors chef des protestants de France (avec le titre de Protecteur), gouverneur de Guyenne, séjourne le plus souvent à Nérac, capitale de ses terres d'Albret ; vers 1580, il y passe plusieurs mois avec son épouse Marguerite de Valois.

Diane, catholique, est cependant l'amie de la protestante Catherine de Bourbon, sœur d'Henri, régente de la vicomté de Béarn en l'absence de son frère, et, comme leur mère Jeanne d'Albret, calviniste assez rigoureuse.

Henri rencontre Diane à l'occasion d'un séjour à Pau, au début des années 1580, et il la courtise assidûment. Elle est probablement à l'origine de la disgrâce de Françoise de Montmorency-Fosseux.

Elle va avoir une grande influence sur lui entre 1582 et 1590, car, à la différence de ses autres maitresses, il l'associe à ses affaires, ce qui inquiète certains de ses proches de religion protestante.

En 1584, il devient héritier présomptif du royaume de France après la mort de François d'Anjou ; il se heurte alors à l'opposition violente de la Ligue catholique. En 1589, il devient (théoriquement) roi de France à la mort d'Henri III, mais va encore devoir faire la guerre pendant des années avant de pouvoir entrer à Paris (après avoir abjuré le protestantisme), puis être sacré à Chartres.

Durant cette période, elle vend pour lui ses diamants, engage ses biens, et va jusqu'à lui envoyer des levées de 20 000 Gascons, enrôlés à ses frais.

Après lui avoir écrit « avec son sang » la promesse de l'épouser, selon une anecdote rapportée par Agrippa d'Aubigné, Henri ne tient pas parole.

Certains généalogistes indiquent un fils, Antonin, né de cette liaison, mais cette information est douteuse.

 

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Antoinette de Pons, marquise de Guercheville

Antoinette de Pons-Ribérac, comtesse de La Roche-Guyon et marquise de Guercheville (vers 1560- Paris ) fut la première dame d'honneur de Marie de Médicis. Elle finança les expéditions de Jean de Poutrincourt en Nouvelle-France.

Fille d'Antoine de Pons-Ribérac, comte de Marennes, conseiller d'État et capitaine de cent gentilshommes de la maison du roi, chevalier de l'ordre du Saint-Esprit, et de Marie-Cléophas de Montchenu, dame de Guercheville , elle épouse en premières noces Henri de Silly, comte de La Rocheguyon, dont elle a un fils, François de Silly. D'un second mariage en 1594 avec Charles du Plessis-Liancourt, comte de Beaumont et gouverneur de Paris, elle eut une fille, Gabrielle, et un fils, Roger du Plessis-Liancourt, duc de La Rocheguyon, pair de France. Elle rencontra Henri IV après la bataille d'Ivry. Elle aurait repoussé les avances du souverain en disant « qu'elle n'était pas d'assez bonne maison pour être sa femme, mais qu'elle était de trop bonne maison aussi pour être sa maîtresse ». Par sa fille Gabrielle du Plessis-Liancourt, femme de François V de La Rochefoucauld, elle est la grand-mère du célèbre moraliste François VI de La Rochefoucauld, l'auteur des Maximes.

Antoinette est restée dans les mémoires comme pieuse et vertueuse, et d'une grande beauté. Elle portait une grande attention aux Jésuites des colonies françaises d'Amérique et contribua notamment au financement et à la fondation de la mission de Saint-Sauveur sur l'île des Monts Déserts, dans le Maine actuel. Cette colonie fut néanmoins détruite par les Anglais, prétextant un non-respect des limites territoriales françaises. En outre, sa dévotion pour l'État et pour le roi contribuèrent à lui donner le titre de souveraine du Canada. Elle protégea aussi Bernard Palissy.

Elle usera de son influence auprès de la Reine, comme l'avait fait auparavant le père Coton auprès d'Henri IV, pour que Jean de Poutrincourt avec la Compagnie de Jésus puisse continuer à fonder des missions en Amérique. Poutrincourt, qui fut pendant 15 ans le premier gouverneur de l'Acadie, était déjà parti dans son 3e voyage en 1610, « à la grande colère de ses associés huguenots », avec deux pères jésuites sur ordre du roi. Il voulait effectivement évangéliser la colonie, mais il semblerait qu'il ait eu de la répugnance vis-à-vis de la Compagnie de Jésus, trop matérialiste à son goût. Antoinette recueillit les fonds nécessaires aux expéditions de Poutrincourt, afin de compenser les désistements d'autres bailleurs de fonds, et continua à aider Poutrincourt dans ses recherches de fonds. Les jésuites, représentant notamment Mme de Guercheville, et intervenant continuellement dans les affaires temporelles de la colonie, créeront un climat problématique en Acadie et contribueront au discrédit de Poutrincourt.

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Marie Catherine de Beauvilliers, abbesse de l'abbaye de Montmartre de 1598 à 1656.

Marie-Catherine de Beauvilliers est une religieuse française née le à La Ferté-Hubert et morte le à Montmartre.

Marie Catherine de Beauvilliers est la fille de Claude II de Beauvilliers (1542-1583), comte de Saint-Aignan, gouverneur général du Berry et de l'Anjou à sa naissance, baron de La Ferté-Hubert, de La Salle-lès-Cléry et de Lussay, gouverneur de Bourges, et de son épouse Marie Babou de La Bourdaisière, fille d'honneur de Mary Stuart en 1560, fille de Jean II, comte de Sagonne et Grand maître de l'artillerie, et de Françoise Robertot, dame d'Alluyes,

Marie-Catherine de Beauvilliers fut comme ses deux sœurs, placée très jeune dans un couvent. Elle prend l'habit monastique en 1586 à l'abbaye Notre-Dame de Beaumont-lès-Tours dirigée par Anne Babou de la Bourdaisière, une de ses tantes. Elle fut nommée par Henri IV en 1598, abbesse de Montmartre, qu'avait avant elle, de 1589 à 1594, gouvernée sa sœur Claude, qui y avait en mai 1590, lors du siège de Paris, accueilli le roi de France Henri IV et était brièvement devenue sa maîtresse.

Contrairement à sa sœur Claude, l'abbesse Marie s'appliquera avec le plus grand soin à toutes les prescriptions de la règle, marquant un grand amour de la solitude et de la lecture, tout en acceptant d’être employée à tous les travaux du couvent, même les plus pénibles. Sur les instances de son beau-frère, M. de Fresne, elle avait accepté son brevet de nomination à l’abbaye de Montmartre, alors en pleine décrépitude, où elle entra le , accueillie par 33 religieuses déterminées à continuer de vivre à leur guise et s’opposer à toute réforme, sauf deux dont elle fera plus tard sa prieure et sa maîtresse des novices. Encouragée notamment par François de Sales, elle parvint pourtant rapidement à implanter la réforme dans sa maison et manifesta des talents d’administration remarquables, tant pour le spirituel que pour le temporel, puisque 227 religieuses firent profession entre ses mains, que 40 s’en allèrent de Montmartre réformer d’autres maisons et qu’elle laissa puissante et riche une communauté qu’elle avait trouvée à demi ruinée dans des bâtiments en piteux état.

Nommée coadjutrice de sa tante à Beaumont en 1608, elle dut, après le décès de cette dernière, s’y rendre à contre-cœur en , mais n’occupa la charge que six mois avant de se démettre en faveur de sa nièce Anne Babou de la Bourdaisière, qu’elle amena avec elle à Montmartre pour l’instruire de toutes ses obligations. La réforme étant solidement établie dans l’abbaye, elle en fit imprimer les Constitutions, afin que les novices fussent informées des règles sous lesquelles elles s’engageaient à vivre.

En 1629-1630, elle soutient un procès en Parlement de Paris contre l'archevêque Jean-François de Gondi (1584-1654) au sujet de ses droits sur le prieuré Notre-Dame de Grâce de la Ville l'Évêque.

Après avoir gouverné sa maison près de 60 années durant, mais retirée des soucis de l’administration depuis 1644, elle meurt le

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Portrait de Louise de Budos (1575-1598), épouse de Henri Ier de Montmorency (1534-1614)

Louise de Budos, dame de Vachères, duchesse de Montmorency ( - ), fut la seconde épouse d'Henri Ier de Montmorency, Connétable de France, et plus tard la maîtresse du roi Henri IV de France.

Fille de Jacques de Budos, vicomte de Portes (1537-1596) et de Catherine de Clermont-Montoison (décédée en 1625), Louise de Budos naît le . Elle est la sœur aînée de Balthazar de Budos, coadjuteur de l'évêque de Castres puis évêque d'Agde qui réalise une carrière ecclésiastique sous la protection de la famille de Montmorency.

À ses seize ans, elle est mariée par son père le à Jean de Gramont, seigneur de Vachères qui la laisse veuve l'année suivante.

En 1592, Henri Ier de Montmorency, veuf de sa première femme, Antoinette de La Marck, avait à Pézenas auprès de lui Louise de Budos et sa mère. Une pauvre femme leur demanda un jour l'aumône, Louise insista auprès de sa mère pour qu'elle y consentît, et la mendiante remercia alors la jeune fille en lui donnant une petite bague qu'elle lui dit de passer au doigt du duc de Montmorency, et que son bon cœur en serait récompensé.

Le conseil fut suivi et peu après, le , à Agde, Henri épouse Louise. Il était de quarante et un ans son aîné, mais les deux mariés furent heureux. Henri dira d’ailleurs de son épouse qu’elle était « la plus belle et la plus accomplie dame de son siècle".

Le , Louise met au monde son premier enfant, une fille, Charlotte Marguerite (celle-ci sera aimée d'Henri IV vieillissant, lequel la maria à son cousin le prince de Condé, Henri II de Bourbon-Condé). Quatre mois plus tard, elle est de nouveau enceinte, et le , au château de Chantilly, Louise met au monde un second enfant, un fils, Henri II de Montmorency.

En 1598, sa beauté séduit le roi de France, Henri IV, qui en fait aussitôt sa maîtresse mais pour une courte durée, le roi restant très amoureux de sa favorite en titre, Gabrielle d’Estrées.

Le , à Chantilly, Louise de Budos s’éteint, alors qu’elle n’a tout juste que 23 ans, peut-être d’un assassinat. Les obsèques sont célébrées en grande pompe, le 3 décembre, dans l'église Saint-Nicolas-des-Champs de Paris.

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Portrait de Catherine Henriette de Balzac d'Entragues, maitresse de Henri IV

 

Catherine Henriette de Balzac d'Entragues, marquise de Verneuil, née en 1579 et décédée le est une maîtresse du roi Henri IV.

Sa sœur puînée Marie-Charlotte de Balzac d’Entragues est également une maîtresse de Henri IV.

Henriette d'Entragues est la fille de François de Balzac d'Entragues gouverneur d'Orléans et de Marie Touchet.

Elle a deux enfants avec Henri IV, Gaston-Henri (1601-1682) et Gabrielle-Angélique (-1627).

Ces deux enfants sont légitimés dès 1603. Gaston-Henri entre — sans vocation — dans les ordres et obtient le siège épiscopal, prestigieux et politiquement stratégique de Metz (Metz étant sous protectorat français depuis 1552). Il est également nommé gouverneur du Languedoc et titré duc de Verneuil. Gabrielle-Angélique se marie avec Bernard de Nogaret de La Valette, duc d'Épernon avec qui elle a une fille Anne-Louise Christine de La Valette d'Epernon (1625 - 1701) et un fils, Louis-Charles de Nogaret (1627-1658)

Quelques mois après la mort tragique de sa favorite Gabrielle d'Estrées, duchesse de Beaufort, Henri IV fait la connaissance d'Henriette de Balzac d'Entragues le , rencontre préparée par ses favoris pour le tirer du chagrin et qui l'ont entraîné à la chasse aux environs du Château de Malesherbes où vit Henriette. Les parents d'Henriette négocient pour que le roi, très amoureux de leur fille, lui verse 100 000 écus contre sa vertu, négociation qui soulève les protestations de son ministre Sully. N'obtenant toujours pas la vertu de cette jeune femme de 20 ans, il va jusqu'à lui promettre le mariage dans une lettre.

Le roi montre cette promesse de mariage à Sully qui la déchire, déjà outré d'avoir dû prélever la « rançon de l'amour » dans les caisses déjà vides du royaume. Le roi en rédige une nouvelle le à condition qu'Henriette accouche dans l’année d’un enfant mâle.

Rédigée et signée de la main même d'Henri IV, après une promenade coquine dans la vallée des sept moulins proche du château des parents, la promesse de mariage faite à Henriette d'Entragues était ainsi libellée : « Nous, Henri Quatrième, par la grâce de Dieu, roi de France et de Navarre, promettons et jurons devant Dieu, en foi et parole de roi, à messire François de Balzac, sieur d’Entragues, chevalier de nos ordres, que nous donnant pour compagne demoiselle Catherine Henriette de Balzac, sa fille, au cas que dans six mois à commencer du premier jour du présent, elle devienne grosse et qu'elle accouche d'un fils, alors et à l'instant nous la prendrons à femme et légitime épouse, dont nous solenniserons le mariage publiquement et en face de notre Sainte Église, selon les solennités en tel cas requises et accoutumées (…). Aussitôt après que nous aurons obtenu de notre Saint Père le pape la dissolution du mariage entre nous et Madame Marguerite de France, avec permission de nous marier où bon nous semblera ».

Apprenant que les ambassadeurs négocient le mariage d'Henri IV avec Marie de Médicis, Henriette voit sa colère calmée par le roi qui lui offre le marquisat de Verneuil. À la mi-octobre, Henriette est enceinte mais par une nuit d'orage, la foudre s'abat sur sa chambre dans le château de Fontainebleau, ce qui la fait accoucher prématurément : l'enfant mort-né rend la promesse de mariage caduque. Le Vert-Galant épouse finalement Marie de Médicis en octobre 1600. Le roi lui fait cependant ses deux enfants en 1601 et 1603. Henriette qui est restée sa maîtresse développe envers le roi une attitude arrogante qui éteint sa passion. En 1604, elle participe avec son demi-frère, Charles de Valois, comte d'Auvergne et fils bâtard de Charles IX à un complot pour faire reconnaître le petit Gaston-Henri comme le dauphin au détriment du futur Louis XIII. Le complot découvert, le roi donna l'ordre d'arrêter François de Balzac d'Entragues ... et de récupérer la promesse compromettante. C'est le Lieutenant criminel de robe-courte au Châtelet de Paris, Jean de Fontis qui, le , fut chargé de cette opération délicate, et il la mena avec astuce et efficacité, rapportant au roi les précieux papiers où figuraient ces engagements imprudents. Henriette d’Entragues parvient à sauver sa vie « sur l'oreiller » disent les mauvaises langues, ainsi que celle de son frère et de son père, sa peine de prison étant commuée en assignation à résidence à l'abbaye Notre-Dame de Beaumont-lès-Tours. En 1607, le roi la fait revenir à la Cour avec ses enfants mais, de dépit, rompt sa relation avec elle en 1609 quelque temps avant son assassinat en 1610.

Lettre d’Henri IV à Henriette de Balzac d'Entragues (août 1599)

Le cœur blessé, les yeux en larmes.

Ce cœur ne songe qu'à vos charmes ;

Vous êtes mon unique amour.

Jour et nuit, pour vous je soupire :

Si vous m'aimez à votre tour,

J'aurai tout ce que je désire.

Je vous offre sceptre et couronne ;

Mon sincère amour vous les donne.

A qui puis-je mieux les donner ?

Roi trop heureux sous votre empire,

Je croirai doublement régner,

Si j'obtiens ce que je désire.

Marie-Charlotte de Balzac d'Entragues (1588 - 1664), dame de Breux, fille de Marie Touchet et de François de Balzac d'Entragues, sœur de Catherine Henriette de Balzac d'Entragues, est une maîtresse du roi Henri IV de France, avec lequel elle eut une liaison entre 1605 et 1609.
Sa sœur aînée Catherine Henriette de Balzac d'Entragues est également une favorite de Henri IV, que ce dernier s'est par écrit engagé à épouser si elle lui donnait un fils.

François de Bassompierre, maréchal de France, lui donna un fils, Louis de Bassompierre (1610-1676), évêque de Saintes. Elle fut propriétaire du château de Chemault. Elle fut inhumée le dans l'église Saint-Paul à Paris.

GENEALOGIE  LE GAC -  PECHEU :  HENRI IV, SA VIE, SES MAITRESSES...

Marie Françoise de La Bourdaisière, soeur de Gabrielle d'Estrées.

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Julienne Hippolyte d'Etrées... La duchesse de Villars à gauche avec sa soeur Gabrielle d'Estrées.

Fille cadette d'Antoine d'Estrées et de Françoise de La Bourdaisière, Julienne-Hippolyte naît vers 1580. Peu de temps après, alors que sa mère déserte le domicile conjugal pour rejoindre l'un de ses amants, le marquis d'Allègre, cette dernière l'amène avec elle. En 1588, elle verra la naissance d'une autre soeur, Marie-Françoise, mais qui est la fille de l'amant de sa mère.

En 1593, lors d'une émeute de la Ligue, sa mère est assassinée avec son amant le 9 juin mais Julienne et sa jeune soeur sont épargnées du fait de leur jeune âge.

Quatre ans après, le 7 janvier 1597, grâce à l'intervention de sa soeur Gabrielle devenue la maitresse du roi Henri IV, elle se marie avec Georges de Brancas, duc de Villars ; le roi lui donne 30 000 écus.

Le duc et la duchesse de Villars auront ensemble cinq enfants dont :

  1. Marie de Brancas (v.1598-ap.1654). Mariée le 13 juillet 1613, Paris, avec Henri de Castellane, marquis d'Ampus (+1656), dont trois enfants.
  2. Louis-Francois de Villars, duc de Brancas, maréchal de camp à Lugny en 1650. Marié trois fois et dont postérité.
  3. Charles de Brancas (v.1618-1681), marquis de Maubec et d’Apilly. Chevalier d'Honneur de la Reine Anne d'Autriche le 19 juin 1661. Marié en 1649 avec Suzanne Garnier (+1685), dont postérité.

Tallemant des Réaux trace un portrait de la duchesse de Villars dans ses "historiettes". Elle et son mari, dépensiers l'un comme l'autre, ne tardèrent pas à manger tous leurs biens : " Le duc de Villars et sa femme ont mangé 800 000 écus d’argent comptant et 60 000 livre de rente en fonds de terre, dont il n’en est resté que 17 qui étaient substituées. Ils avaient eu une terre de 25 000 livre de rente, de l’argent qu’il eut du cardinal de Richelieu pour le Havre de Grace, la lieutenance de roy de Normandie (en 1626) et le vieux palais de Rouen. Il reçut un brevet de duc en 1627 et fut reçu au parlement de Provence. Avant cette date, ils vivaient tous les deux au Havre..."

A la mort de Gabrielle d'Estrées, Julienne-Hippolyte propose au roi de prendre la place de sa soeur comme favorite, Henri IV, semble-t-il refuse lui préférant une autre jeune femme, Henriette d'Entragues. Délaissée ainsi, elle ne refait surface que sous le règne de celle qui a succédé à sa soeur dans la couche royale décidée à la faire perdre.

Appuyée par la reine qui était fatiguée de l'arrogance de la maîtresse et qui était obligée de la côtoyer tous les jours, elle parvient à soutirer du prince de Joinville, l'ancien amant d'Henriette d'Entragues, les lettres que celle-ci lui a écrites, particulièrement celles où elle se moque du roi et de la reine, tout en le traitant, lui, très favorablement. Une fois ces lettres en mains, elle les fait voir à Marie, qui eut peine à se contenir de joie. Cette dernière ne tarde pas de pousser Julienne-Hippolyte à montrer lesdites lettres au Roi. Le rendez-vous a lieu dans une église. Le coup semble porter ses fruits mais pas pour très longtemps. Henriette mise au courant du complot, cherche à tourner la situation à son avantage. On engage un secrétaire qui contrefait à la perfection toutes sortes d'écriture, que l'on prétend être l'amant de Mme de Villars. Ensuite il est convenu de dire que c'est lui qui aurait écrit les lettres de Mme de Verneuil et du prince de Joinville pour satisfaire les désirs de sa maîtresse. De son côté, Henriette parvient à persuader son amant de son innocence et ils se réconcilient. La marquise de Verneuil retrouve tout son ascendant sur le roi et la duchesse de Villars est priée de se retirer au Havre sur ses terres.

Comme ses soeurs, la duchesse de Villars était connue pour ses aventures galantes : « en mai 1609, elle tomba amoureuse d’un capucin du nom de Père Henry de la Grange Palaiseau. Celui-ci était l’un des plus beaux hommes de France, et un homme d’esprit qui prêchait au Havre. Dès le premier sermon, Mme de Villars devint passionnement amoureuse de lui, et pour le tenter, elle s’ajustait le mieux possible. Elle portait une espèce de pourpoint avec un haut de chausses et une petite jupe de gaze par-dessus, de sorte qu’on voyait tout le haut de chausses au travers. Elle portait de plus un chapeau avec des plumes et se mettait tous les jours vis-à-vis de la chaire, sans masque et la gorge fort découverte (c’était ce qu’elle avait de plus beau). En dépit de ses yeux petits et sa bouche grande, sa taille, ses cheveux et son teint étaient incomparables. Mais le capucin restait de marbre, elle demanda alors à Rome la permission de l’avoir comme confesseur. Elle obtient l’autorisation et demande alors à son confesseur de l’aider à se confesser de ses vieux péchés, celui-ci vient mais alors, elle le persuade de lui en faire faire de nouveaux. Le bon père tente de la tancer vertement, mais elle fait tout pour l’exciter et lui montre ce qu’elle ne pouvait montrer durant le sermon : tout cela ne servit à rien ; il la laisse demi-folle. Il tente de quitter la ville, elle le sait, monte à cheval et lui court après. Elle l’attrape dans un bois et le presse de revenir. Il se dépètre d’elle, prend son cheval et s’enfuit vers Paris. L’amante délaissée afin d’avoir un prétexte pour aller à Paris, feint d’être malade et de vomir du sang. Elle se fait porter à Paris dans un brancard pour s’y faire traiter et écrivit en vain au Père de la Grange, mais voyant qu’il n’y avait plus d’espérance, elle se guérit toute seule. »

Hormis cette mésaventure, Mme de Villars fut aussi la maîtresse de Claude de Lorraine, prince de Joinville, celui-là même qui était amoureux d'Henriette d'Entragues, d'un certain Moisset et également de François de Bassompierre, marquis d'Haroué, éternel séducteur.

Quant au mari, George de Brancas, si ridicule qu’il était, il avait été galant pourtant : amoureux d’une dame de Rouen, il la suivait tous les matins à une fontaine minérale auprès de la ville, où elle allait prendre les eaux, sans jamais manquer d’y faire porter des corbeilles pleines de fleurs, de gants, d’éventails et de rubans. Mais il mêlait toujours les « hem ! » et les « pardy ! » à ses discours et il disait donc à la dame : « hem ! je vous le dis, pardy ! Madame, je vous en prie, les genoux du cœur à terre, et le cœur en cendres ». Il mourut le 23 janvier 1657 au chateau de Maubec (près d'Avignon).

Après 1667, on perd toute trace de la duchesse de Villars qui mourut probablement quelques années après.

Esther Imbert (ou Ysambert), ( à Fontenay-le-Comte - vers 1593), dite la « belle rochelaise » fut une maîtresse du roi de France Henri IV de 1586 à 1588.

 

Cette jeune rochelaise, fille de Jacques Imbert de Boisambert et de Catherine Rousseau, commence sa relation amoureuse avec Henri en 1587. Elle prendra fin l'année suivante. Elle lui donne un fils :

D'après Agrippa d'Aubigné, dans son pamphlet Confessions catholiques du sieur de Sancy, Esther Imbert vécut après cette aventure dans la misère. En 1592, elle entre à Saint-Denis, pensant pouvoir retrouver l'amour du roi, mais Henri la néglige et refuse toute reprise de contact, ayant jeté son dévolu sur la belle Gabrielle d'Estrées.

Elle meurt dans la misère et est jetée dans une fosse commune.

On fit alors cette épitaphe :

Ci-gît une Esther qui fut de La Rochelle
Qui voulut hasarder sa réputation
Pour plaire à un grand roi de notre nation
En laissant jouir de sa beauté charnelle
Elle lui demeura concubine fidèle

On sait aujourd'hui, grâce aux documents de la chambre du roi, qu'Esther Imbert se faisait verser annuellement une pension de 600 écus, auxquels viennent s'ajouter des versements plus irréguliers.

En 2021, l'écrivain Jean Sévillia note : « La triste fin d'Esther Imbert de Boislambert, dite la « Belle Rochelaise », venant à Saint-Denis quémander des secours à son ancien amant et mourant de misère devant sa porte close, paraît avoir été inventée par Agrippa d'Aubigné »

Angélique d'Estrées :

Angélique d'Estrées est la fille d'Antoine d'Estrées (1529-1609), marquis de Cœuvres, grand maître de l'artillerie, gouverneur de La Fère et de Françoise Babou de La Bourdaisière (1542-1593), dame d'honneur de Marie Stuart, dauphine (1560) et dame d'honneur de Louise de Lorraine (1575-1590).

En 1580, vers l'âge de dix ans, elle est reçue comme novice à l'abbaye Saint-Louis de Poissy. Elle devient la maîtresse d'Henri III, tout comme sa mère quelques années auparavant. Sa liaison avec le roi est connue par la correspondance d'ambassadeurs à la cour du roi en 1585. Le de la même année, le roi Henri III demande dans une lettre au marquis de Pisani, ambassadeur à Rome de lui obtenir auprès du nouveau pape Sixte V, l'abbaye de Maubuisson, mais le pape la trouve trop jeune et lui accorde l'abbaye Sainte-Marie de Berteaucourt. Elle en devient abbesse de 1586 à 1610, succédant à Antoinette Charlotte de Halluin.

En 1589, sa mère Françoise Babou quitte le domicile conjugal pour suivre son amant Yves d'Allègre à Issoire où il vient d'être nommé gouverneur. Le , sa mère, est assassinée à Issoire, dans une émeute pendant la guerre de la Ligue, ainsi que son amant.

En 1594, le roi Henri IV lui obtient l'abbaye de Maubuisson, ce qui lui permet de venir voir sa maîtresse Gabrielle d'Estrées, celle-ci logeant à l'abbaye de sa sœur. Elle est pourvue la même année que Philippe Hurault de Cheverny (1579-1620, fils de l'amant homonyme de sa tante Isabeau de Babou, Philippe Hurault de Cheverny), l'est de l'abbaye de Royaumont6, distante l'une de l'autre d'une trentaine de kilomètres. Avec l'élargissement du régime de la commende, elle est nommée à la tête de l'abbaye du Puits d'Orbe.

Le , Jacqueline Marie Angélique Arnauld prend l'habit de novice de Cîteaux à l'abbaye. Pour faire son noviciat, elle est transférée le de Port-Royal à Maubuisson. Elle y est élevée librement et trouve aux côtés d'Angélique d'Estrées une forme d'amour maternel. À sa confirmation, le de la même année, elle prend le nom d'Angélique, en hommage probable à l'abbesse Angélique d'Estrées. Une fraude de son père sur son âge lui fait obtenir de Rome les bulles nécessaires pour devenir abbesse, alors qu'elle n'a que onze ans. Le , après la mort de Jeanne de Boulehart dont elle était la coadjutrice, elle quitte l'abbaye pour prendre la direction de l'abbaye de Port-Royal. Les deux femmes seront appelées à se retrouver quelques années plus tard, dans des circonstances plus douloureuses.

Le la mère Angélique Arnauld est bénie à son abbaye de Port-Royal-des-Champs ; parmi les assistants à la cérémonie se trouvent Angélique d'Estrées, Mme de Portes (abbesse de l'abbaye de Saint-Cyr), ainsi que Françoise I de Miée de Guespré (abbesse de l'abbaye Notre-Dame du Val-de-Gif).

Elle mécontenta son cousin le cardinal François d'Escoubleau de Sourdis (1574-1628), en ayant fait vers 1600 épouser à sa sœur Françoise, alors novice à Maubuisson, le comte Charles de Sançay, sans le consentement de ses parents.

À l’avènement de Louis XIII, la vie particulièrement dissolue à Maubuisson fait scandale à la cour et en 1617, le souverain demande à l'abbé général de Cîteaux, Nicolas II Boucherat, d'y remédier, lequel envoya quelques-uns de ses religieux pour rappeler à l'ordre la supérieure. Celle-ci les fit enfermer, puis les renvoya en leur promettant des réformes. N'obtenant rien de l'abbesse, l'abbé général envoya de nouveaux émissaires qu'elle incarcéra dans une des tours de l'abbaye. Les émissaires s'échappèrent et rejoignirent leur couvent. L'abbé général demanda à la cour une commission pour enlever l'abbesse et de l'enfermer aux filles pénitentes de Paris que dirige la mère supérieure Marie Alvequin. L'ordre fut exécuté le par le prévost de l'Isle Jean de Fontis et ses archers qui durent emporter Angélique d'Estrées, remplacée par son ancienne condisciple Angélique Arnauld.

Le , Angélique d'Estrées s'évade de sa prison et retourne à Maubuisson avec la complicité de son beau-frère Charles de Sanzay et d'autres gentilshommes. Reprise à Maubuisson, elle est enfermée au Châtelet d'où elle sortit pour mourir dans une petite maison du faubourg, dans le plus grand dénuement.

Elle fut enterrée dans l'église des Clarisses de Paris

GENEALOGIE  LE GAC -  PECHEU :  HENRI IV, SA VIE, SES MAITRESSES...

Château de Bussy-Rabutin - Jacqueline de Bueil, comtesse de Moret, marquise de Vardes

Jacqueline de Bueil, comtesse de Moret, née en 1588 et morte empoisonnée à Vardes en 1651, est la fille de Claude de Bueil, seigneur de Courcillon et de La Marchère.

Jacqueline de Bueil-Courcillon fut l'une des maîtresses officielles d'Henri IV. Très jeune et sans fortune, elle exige du roi qu'il la marie à un gentilhomme de bonne famille.

Le roi lui choisit un premier époux, Philippe de Harlay de Champvallon (1582-1652), comte de Césy, petit-cousin du président Achille, qu'elle épouse le , à six heures du matin, à Saint-Maur-des-Fossés. Malgré ses frasques nocturnes dans Paris en compagnie le plus souvent de Roger de Bellegarde et Antoine de Roquelaure, et suivi des pages de la chambre de service arborant leur flambeau (et notamment par le jeune Racan), le roi lui est suffisamment attaché pour lui offrir, le jour de l'an 1605, le titre de comtesse de Moret, ainsi qu'une bourse de neuf mille livres. Le divorce avec Philippe de Harlay est prononcé le (il se remariera avec Marie de Béthune-Mareuil de Congy, cousine issue de germain du ministre Sully).

De sa relation avec Henri IV naquit, le , un enfant prénommé Antoine de Bourbon-Bueil. Le petit comte de Moret sera légitimé en mars 1608.

Jacqueline devient également la maîtresse de Claude de Chevreuse, prince de Joinville. Henri IV, informé par son ministre Sully, se fâche. La comtesse de Moret le rassure : Joinville ne lui fait pas la cour, il veut l'épouser. Voulant en avoir le cœur net, le souverain ordonne au prince d'acheter des alliances : toujours amoureux de Jacqueline, mais ne désirant en aucune manière s'opposer au roi, celui-ci rejoint immédiatement sa Lorraine natale. Alors qu'Henri IV fait mine de croire aux arguments de sa maîtresse, celle-ci se console vite avec un autre gentilhomme. Mais, cette fois, le roi "trompé" se fâche et rompt aussitôt.

En 1617, elle se marie avec René II Crespin du Bec, marquis de Vardes.

Elle serait morte empoisonnée à Vardes en 1651 et a été enterrée à dans la chapelle Notre-Dame de la Pitié, de l'église de Moret-sur-Loing, où sa pierre tombale est encore visible.

 

Descendante directe de Jeanne de Valois, elle est l'arrière-arrière-arrière-petite-fille du roi Charles VII et de sa favorite Agnès Sorel.

De sa relation avec Henri IV elle a eu un enfant :

De son second mariage avec René II Crespin du Bec, marquis de Vardes elle a eu deux enfants :

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Portrait de Charlotte des Essarts dans la collection du Château de Blois.

Charlotte des Essarts, dite Mademoiselle de La Haye, née entre 1580 et 1588, et morte le à Paris, est une aristocrate française, comtesse de Romorantin en 1606, marquise de Vitry, dame de Sautour. Elle fut une des maîtresses d'Henri IV dont elle eut deux filles jumelles légitimées.

Fille de François des Essarts (mort en 1590 à Troyes), seigneur de Sautour et de Sormery, écuyer d'écurie du roi, lieutenant du roi en Champagne, et de Charlotte de Harlay-Champvallon, dame de Bonnard, Bassou et Champvallon, Charlotte des Essarts voit le jour entre 1580 et 1588.

Encore enfant, elle placée au service de la comtesse de Beaumont-Harlay, une parente qu'elle suit en Angleterre où elle aurait eu, en 1605, une liaison avec son cousin, Christophe de Harlay, ambassadeur de France à Londres de 1602 à 1607.

Elle rentre en France la même année que lui et est présentée à la cour au mois de mars. Le roi Henri ne tarde pas à en faire sa maîtresse. Elle était, nous dit l'historien Jules Dubern : « remarquable par sa grâce naturelle, mais une éducation manquée nuisait à ses agréments. ». Elle eut deux filles jumelles avec le roi, Jeanne Baptiste (-1670), qui devint coadjutrice puis 31e abbesse de l'abbaye de Fontevraud, et Marie Henriette (-) — dite sœur Placide — qui devint abbesse de l'abbaye de Chelles de 1627 à 1629. Ces deux filles furent légitimées par le roi en .

Henri IV lui verse une pension de deux à trois mille livres et ordonne que l'on « meuble princièrement son logement ».

Elle est aussi la maîtresse de M. de Beaumont qui, pour se venger d'être délaissé, fera transmettre les lettres enflammées de celle-ci au roi qui en sera furieux.

En 1611, avec une dispense du pape Paul V, elle aurait épousé le cardinal de Guise, Louis de Lorraine, le , avec qui elle a plusieurs enfants dont Charles Louis de Lorraine, Charlotte, Achille, Henri et Louise.

Après la mort du cardinal à Saintes le , elle vécut trois ans en ménage avec Dominique de Vic, archevêque d'Auch.

En 1630, elle épouse François de l'Hospital, maréchal de France, seigneur du Hallier, duc de Vitry, et qui sera gouverneur de Paris . Ce mariage resta sans postérité.

En 1642, souhaitant voir légitimer les enfants qu'elle avait eus du cardinal de Guise, elle se lance dans des intrigues pour réconcilier le roi et les Guises, mais trompée par de faux amis, elle est disgraciée, après le traité de Saint-Germain, et envoyée dans ses domaines par le cardinal de Richelieu.

En 1651, elle meurt en exil.

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Charlotte des Essarts.

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Angélique Paulet, née vers 1591 ou 1592 et morte en 1650, est une précieuse française, chanteuse et joueuse de luth.

Angélique Paulet naît vers 1591 ou 1592. Elle est la fille du financier Charles Paulet, un des secrétaires de la chambre du roi Henri IV. Son grand-père est contrôleur général des finances en Languedoc sous les Valois.

Elle reçoit l'éducation la plus brillante. Mlle de Scudéri, qui la fait figurer dans son roman, le Grand Cyrus, sous le nom d'Elise, la présente sous les traits les plus enchanteurs.

Elle est une des habituées du célèbre salon littéraire de Catherine de Vivonne, marquise de Rambouillet, où elle s'appele La Lionne rousse et La belle Lionne, non seulement à cause de se cheveux un peu trop drés peut-être, mais aussi à cause de ses grands yeux pleins d'ardeur, à cause de son air plein d'assurance et de fierté.

C'est en 1609 qu'elle parait pour la première fois à la cour, dans une fête donnée par Henri IV en l'honneur de Charlotte de Montmorency, princesse de Condé. Parmi les divertissements qu'on donne à la cour, figure une comédie mêlée de chants, représentant les aventures d'Arion. Le rôle d'Arion est confié à Mlle Paulet. Lorsqu'elle apparait montée sur son dauphin, elle provoque l'admiration universelle et « le roi en fut si transporté, dit Mlle de Scudéri, que, sans attendre la fin de la cérémonie, il fut l'embrasser. ».

On lui prête une aventure avec le roi. Selon Gédéon Tallemant des Réaux, Henri IV aurait été assassiné alors qu'il se rendait chez elle.

Angélique Paulet se produit souvent aux assemblées de la Chambre bleue en chantant et en jouant du luth.

Elle a pour maître de musique le célèbre Pierre Guédron, chef de musique de Henri IV et de Louis XIII.

Il existe une fable à son sujet selon laquelle des rossignols seraient mort de jalousie après l'avoir entendue chanter.

Elle refuse de se marier, perd ses parents et se trouve seule. Dépouillée de la fortune de son père, elle n'obtient, qu'avec difficulté, qu'une petite partie.

Angélique Paulet meurt en 1650.

L'instrument de musique angélique, qui est apparu à Paris au XVIIe siècle, porte peut-être son nom.

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Portrait de Charlotte Marguerite de Montmorency (1594-1650), épouse de Henri II de Bourbon-Condé (1588-1646) et maitresse d'Henri IV. par Pierre Paul Rubens.

Fille de Henri Ier, duc de Montmorency et de sa seconde épouse Louise de Budos (descendante de la Maison des Porcellets), Charlotte Marguerite de Montmorency appartient par sa naissance à l’une des plus anciennes et l’une des plus illustres familles de France (son grand-père, le connétable Anne de Montmorency ayant été l’ami intime de François Ier puis d'Henri II).

Son enfance est relativement triste et solitaire. Elle voit peu son père et est élevée par une de ses tantes, qui en fait une princesse pieuse et cultivée.

En 1609, elle entre au service de la reine Marie de Médicis, épouse d’Henri IV. C’est en répétant un ballet qu’elle séduit le vieux roi alors qu'elle n'a que 14 ans. Henri IV fait rompre les fiançailles de Charlotte avec le marquis de Bassompierre pour la marier avec un prince du sang, Henri II de Bourbon-Condé, en 1. Henri IV escompte la complaisance de son cousin, réputé préférer les hommes.

Le roi de France se met à courtiser la princesse de Condé, qui rit de bon cœur de ces empressements de barbon. Son mari, en revanche, ne les supporte pas et quitte la cour avec elle. Henri IV les suit en province, et tente de l'approcher sous divers déguisements. Condé emmène alors sa femme à Bruxelles1, capitale des Pays-Bas espagnols, la plaçant sous la protection de l’Espagne, puissance ennemie de la France. Lui-même, se mettant au service du roi d'Espagne, part à Milan, autre possession espagnole. Charlotte, étroitement surveillée, tente de s’évader et fait appel à sa famille et à la cour de France.

Le , Henri IV est assassiné, Marie de Médicis devient régente du royaume. Charlotte peut alors regagner Paris.

Son époux rentre aussi en France, comblé de grâces par la régente, sans reprendre la vie conjugale avec sa femme.

Il ne tarde pas à se soulever contre l'autorité de Marie de Médicis, prenant la tête de l’opposition aristocratique, et va jusqu’à fomenter un complot contre Concini, le favori de la reine-mère. Excédée, la régente le fait embastiller en 1616. Charlotte rejoint alors son mari en prison en 1617, avec l’autorisation du jeune Louis XIII, qui vient de se débarrasser de Concini. Le couple semble se rapprocher : c’est à Vincennes, où ils ont été transférés, que Charlotte donne le jour à son premier enfant, Anne-Geneviève, future duchesse de Longueville.

Les Condé sont libérés en 1620. En 1621, Charlotte a un fils, Louis (le « Grand Condé ») qui reçoit le titre de duc d’Enghien. En 1629 naît un second fils : Armand, prince de Conti.

Son mari la quitte alors en emmenant Louis qu’il se charge de faire élever chez les Jésuites en Bourgogne. Charlotte, à l’hôtel de Condé, s’occupe avec soin de ses deux autres enfants.

Charlotte, princesse de Condé, est une belle femme, pieuse sans excès, cultivée, tolérante, qui fréquente la Cour, la reine Anne d’Autriche la tenant en grande estime, mais sans se lier à aucune coterie. Elle n’apprécie pas le premier ministre, le cardinal de Richelieu, mais ne se mêle pas aux intrigues qui empoisonnent la vie de la Cour. En 1627 elle tente d’intercéder en faveur de son cousin, le comte de Montmorency-Boutteville, coupable d’avoir enfreint l’édit contre les duels du terrible cardinal : Louis XIII et Richelieu restent inflexibles.

En 1632, son frère unique, Henri II de Montmorency, gouverneur du Languedoc, lieutenant-général du Royaume, intrigue avec le frère du roi contre le pouvoir royal. Après avoir fait arrêter à Pézenas en , Michel Particelli d'Emery, représentant du roi aux États de Languedoc, il est fait prisonnier lors d'un combat à Castelnaudary. Charlotte, essaie de faire fléchir Louis XIII, secondée par la reine, par Monsieur et par toute la haute noblesse. Mais le roi soutient son ministre Richelieu et fait décapiter Montmorency à Toulouse, éliminant ainsi le dernier représentant mâle de cette éminente famille. Le roi confisque les biens immenses de la famille. Ces possessions sont "confiées" au prince Henri II de Condé… époux de Charlotte! Celle-ci, humiliée et blessée dans son amour fraternel, s’éloigne de la Cour et se consacre à ses enfants. Elle fréquente l’Hôtel de Rambouillet.

En 1636, son fils aîné revient à Paris, puis part faire ses premières armes, rattrapant ainsi la médiocrité militaire de son père.

En 1628, pour plaire à Richelieu, Condé a fiancé son fils Louis à la nièce du ministre, Claire-Clémence de Maillé, "Mademoiselle de Brézé". En effet, le roi n'ayant alors pas d'enfant et son frère n'ayant qu'une fille, il était alors probable que le jeune Condé (ou son fils) accéderait au trône de France. Le mariage est célébré en 1641 mais la France a alors deux princes : le futur Louis XIV et son frère le futur duc d'Anjou.

Le futur Grand Condé ne témoigne aucun amour à son épouse, la traitant par le mépris, et elle mourra folle comme d'autres membres de sa famille et transmettra cette folie aux Condé. Charlotte n’apprécie pas cette belle-fille issue de la petite noblesse, mais ne dit rien, par charité.

En 1642, sa fille épouse le duc de Longueville, un grand seigneur, ce qui la réjouit. Si la mariée a 23 ans, le marié en a 47.

En , Richelieu meurt.

En , Charlotte est choisie par la reine pour être marraine du jeune dauphin, le futur Louis XIV. En , Louis XIII meurt.

Anne d’Autriche devient régente avec les pleins pouvoirs au nom du petit Louis XIV. Elle choisit pour l’assister le cardinal Mazarin. Charlotte revient à la Cour, restant très appréciée de la régente. Le , son fils Louis se couvre de gloire en écrasant les Espagnols à Rocroi, exploit qu’il renouvellera en 1648 à Lens. Charlotte perd son mari en 1646, mais n’en paraît pas affectée. Louis II devient alors prince de Condé. Il sert le jeune roi avec fidélité, mais a du mal à supporter Mazarin. La reine n’apprécie guère la fière Mme de Longueville.

En 1648, éclate la Fronde. Condé est du côté du roi, mais Mme de Longueville et son frère Conti passent du côté des frondeurs. Charlotte ne se mêle pas de politique. Elle reste fidèle à la reine, et suit la Cour en à St Germain. Mais en 1650, Condé passe du côté des frondeurs, ce qui déchire le cœur de Charlotte.

En , Mazarin fait arrêter Condé, Conti et Longueville, tandis que Mme de Longueville quitte la France. Charlotte meurt quelques mois plus tard, le , à Chastillon sur Loing, sans avoir revu ses enfants. Elle est enterrée à Paris, au couvent des Carmélites du faubourg Saint-Jacques.

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Charlotte Marguerite de Montmorency, princesse de Condé 1594 - 1650. Gravure de Pierre Daret (1610 - 1675)

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HENRI IV MANGEANT CHEZ UN MEUNIER , TENTURE DE VINCENT ANDRÉ  1746-1816 .
  Encore un plat des terroirs qui est plus connu par son histoire et sa légende que par sa recette, la poule au pot un plat béarnais qui doit sa popularité à un malentendu ou a une promesse non tenue, Henri IV  ( 1553-1610 )en bon communicant ( déjà a l'époque) avait compris que promettre une poule au pot a tous les paysans chaque dimanche que Dieu fait, était une bonne façon de se rendre populaire, surtout en cette période où la disette atteignit dans les campagnes une intensité telle que les responsables locaux nobles ou bourgeois en vinrent à s’alarmer et à craindre une révolte . Aussi Henri VI profitant de la popularité de son Paris vaut bien une messe, en vint à lancer son slogan de la poule pour tout le monde . Seul hic il n'expliqua jamais comment on pouvait réaliser les rêves des milliers de ventre vide dans un pays qui ne connaissait guère, misère et famine depuis très longtemps et bien vite son slogan devint synonyme de promesse non tenue . Durant la XXIe où les soubresauts politiques et les guerres furent nombreux et la famine qui les accompagne la poule au pot devint une arme pour toutes les anti-pouvoirs, aussi bien libellistes que chansonniers et la recette culinaire disparue pour laisser place au sarcasme contre les prometteurs de beaux jours qui foisonnaient à l'époque ( heureusement cela a changé !!!!!!! ).
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