Les MIGNON sont partout et tous issus d'un même couple. Je vais me contenter de re publier cette belle histoire de la saga de la famille Millon, publiée en avril 2020 par Florent Terme.
Généalogie des "MIGNON" installés en saison en Penthièvre, à Erquy, les Sables d'or et Le Val André depuis cet été 2026.
stand MIGNON installé près du port à Erquy et tenu par Morgan Janselme et Sandra Malemanche.
C'est une histoire de famille qui dure depuis 1880. Cent trente-cinq ans que la confiserie Mignon s'installe sur les fêtes foraines et foires de l'Ouest, de Saint-Malo à Angers, en passant par Morlaix ou Pont-l'Abbé !
Une fois par an, la confiserie foraine s'aventure même un peu plus loin, à la Foire du Trône, à Paris. C'est la seule incartade à leur périple annuel dans l'ouest de la France.
En ce moment, ils sont à Rennes, pour la foire d'hiver. Et sur leur stand, de multiples sucreries sont là pour satisfaire les papilles. Les traditionnelles pommes d'amour, gaufres, chichis, nougats et sucettes se disputent les faveurs des clients.
« J'aime la route »
Bon à savoir, « on ne peut s'appeler Mignon que si on fait partie de la famille », explique Sandra, dont le mari est de la cinquième génération de la lignée à exercer le métier. C'était alors « une évidence de récupérer l'affaire » pour Morgan, repreneur officiel de l'entreprise familiale.
Sa mère travaille elle aussi sur la foire d'hiver. « Et notre fille de 24 ans dirige son propre stand de confiseries, aidée occasionnellement par son plus jeune frère », raconte Sandra. Nina, la benjamine de 11 ans, veut faire « comme maman », quand on l'interroge sur son avenir.
Au gré des déplacements, les enfants changent d'école. « Cela ne pose globalement pas trop de problèmes. Ils sont souvent bien accueillis », explique la mère de famille. À Rennes, le campement est installé à la Prévalaye. « J'aime la route et le fait de changer de voisins continuellement. Je serais bien incapable de rester assise à un bureau toute la journée », témoigne Sandra.
« Pas question de tomber dans le train-train »
Même lorsqu'ils sont à Erquy (Côtes-d'Armor), là où sont leurs attaches familiales, ils sont contents de repartir. « C'est un mode vie ancrée dans la famille, pas question de tomber dans le train-train. »
Au-delà de la liberté que cela procure, il est aussi question de gagner sa vie. Si Sandra n'a pas voulu nous dire combien ils gagnaient, elle explique qu'il y a « des hauts et des bas alors que le budget des clients s'est limité avec la crise. Ils ne font plus autant de manèges et consomment moins de sucreries. » La pomme d'amour à 1,50 € est un simple produit d'appel. « On ne fait guère de bénéfices si on enlève le prix de la pomme, du sucre et du glucose. » Alors oui, leur métier leur plaît, mais Sandra confesse : « Si je gagnais à l'Euromillions, je changerais de vie pour m'installer à la campagne. »
La famille MIGNON aux Sables d'Or.
Et au Val André depuis cet été 2026.