15 février 2019
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En 1792, Florian publie un recueil de cent fables réparties en cinq livres, auxquelles s’ajouteront 12 fables publiées à titre posthume. Ce sera son principal titre de gloire et la raison de sa survie littéraire. Ses fables sont unanimement considérées comme les meilleures après celles de Jean de La Fontaine. Le critique Dussault (1769-1824) écrit dans ses Annales littéraires : « Tous ceux qui ont fait des fables depuis La Fontaine ont l’air d’avoir bâti de petites huttes sur le modèle et au pied d’un édifice qui s’élève jusqu’aux cieux : la hutte de M. de Florian est construite avec plus d’élégance et de solidité que les autres, et les domine de quelques degrés. » L'académicien André Theuriet (1833-1907) est sensiblement du même avis. À propos de ces fables, il pense qu'elles « l'ont sauvé. Après La Fontaine, il est le seul fabuliste qui ait surnagé ». Cependant il se « hâte d'ajouter qu'il n'y a pas de comparaison à établir entre les deux. »
Taine lui reproche de ne pas bien connaître les animaux qu'il met en scène et pose un jugement extrêmement sévère sur la sentimentalité douce qui règne dans son recueil :
« Florian, en manchettes de dentelles, discret, gracieux, coquettement tendre, aimable comme le plus aimable des abbés de cour, proposait aux dames mignonnes et fardées, en façon de fables, de jolies énigmes, et leur arrangeait un bouquet de moralités fades; il peignait d'après l’Émile la tendresse conjugale, les leçons maternelles, le devoir des rois, l'éducation des princes. »
Florian était certes conscient de ne pas pouvoir rivaliser avec le « divin » La Fontaine et, dans son avant-propos, il se justifie de s'être malgré tout essayé au genre des fables, car « beaucoup de places infiniment au-dessous de la sienne [La Fontaine] sont encore très belles. » Il s'intéresse surtout au jeu de l'allégorie, comme le montre la fable qu'il place en tête de son recueil (voir illustration ci-jointe). Au lieu d'oppositions tranchées et irréconciliables entre les personnages, il recherche les dénouements heureux et les compromis.
Pour son inspiration, même s'il invente quelques sujets, il puise surtout dans le fonds commun des fables que constituent les ouvrages d'Ésope, de Pilpay, d'Iriarte, de Gay et des fabulistes allemands, tout en prenant soin d'éviter les sujets déjà traités par La Fontaine.
Les morales de certains de ses apologues sont encore citées couramment, comme « Pour vivre heureux, vivons cachés » (Le Grillon), « Chacun son métier, les vaches seront bien gardées » (Le Vacher et le Garde-chasse) ou « L'asile le plus sûr est le sein d'une mère » (La Mère, l'Enfant et les Sarigues). Quant aux expressions « éclairer sa lanterne » ou « rira bien qui rira le dernier », elles sont tirées respectivement des fables Le Singe qui montre la lanterne magique et Les Deux Paysans et le Nuage.
(textes empruntés à WIKIPEDIA)
La guenon, le singe et la noix.
La taupe et les lapins.
Le grillon et le papillon.
Les enfants et les perdreaux.
Le singe qui montre la lanterne magique.
Les deux voyageurs.
L'éléphant blanc.
Les deux chats.
La fable et la vérité.
La pie et la colombe.
L'avare et son fils.
Le danseur de corde et le balancier.
Le vieil arbre et le jardinier.
L'habit d'Arlequin.
Le roi de Perse.
Les deux persans.
Le perroquet.
Le linot.
Le hibou et le pigeon et la tourterelle et la fauvette.
Le roi et les deux bergers.
Le rossignol et le prince.
Le vacher et le garde chasse.
Les deux bacheliers.
L'auteur et les souris.
La mère, l'enfant et les sarigues.
Les singes et le léopard.
La coquette et l'abeille.
Le château de cartes.
L'enfant et le miroir.
La carpe et les carpillons.
Le grillon.
Le troupeau de Colas.
Le paysan et la rivière.
L'aveugle et le paralytique.
Les deux jardiniers.
Le charlatan.
Le pacha et le dervis.
L'âne et la flute.
Le rossignol et le prince.
Les deux paysans et le nuage.
Le philosophe et le chat huant.
Le coq fanfaron.
La jeune poule et le vieux renard.
Le procés des deux renards.
Le roi Alphonse.
Published by christianlegac